Maroc Telecom: Les bénéfices stagnent à fin septembre 2019

| Le 21/10/2019 à 14:00

Les résultats financiers de Maroc Telecom au titre des neuf premiers mois de l'année s’affichent en quasi-stagnation, suite à la baisse de l’activité à l’international, combinée à des éléments exceptionnels ayant impacté la période retenue. 

A fin septembre 2019, les principaux indices financiers du groupe Maroc Telecom continuent de stagner, poursuivant la tendance observée au premier semestre.

Voici les résultats consolidés ajustés du groupe :

Source : Maroc Telecom

La base clients du groupe a atteint 67,6 millions au 30 septembre 2019, en progression de 10,6% à base comparable, portée principalement par une croissance de 15% du parc Mobile International dont le périmètre a été élargi par rapport à la même période de 2018 par l’intégration de Tigo Tchad depuis le 1er juillet 2019, indique le groupe.

La quasi-stagnation du chiffre d’affaires sur les 9 premiers mois s’explique par la baisse de l’activité internationale du groupe (CA en baisse de 0,7%), faiblement compensée par la timide hausse de l’activité au Maroc (+1,3%) grâce à l’essor continu de la Data Mobile.

Au Maroc, le parc mobile a augmenté de 3,1% pour s’établir à 20,3 millions de clients. Cette hausse est portée par la hausse combinée du postpayé et du prépayé de 19,2% et 1,4%, en ordre respectif.

Au vu de cette évolution, le chiffre d’affaires Mobile progresse de 2,1%, à 10,71 milliards de dirhams. « L’essor de la Data Mobile a plus que compensé la baisse du chiffre d'affaires international entrant », commente le groupe.

L’ARPU mixte, pour les neuf premiers mois de 2019, s’élève à 58,7 dirhams, en légère baisse de 0,7% sur un an.

A noter que l’ARPU se définit comme le chiffre d’affaires (généré par les appels entrants et sortants et par les services de données) net des promotions, hors roaming et ventes d’équipement, divisé par le parc moyen de la période. Il s’agit ici de l’ARPU mixte des segments prépayé et postpayé, comme le précise le communiqué.

Pour ce qui est des activités Fixe et Internet au Maroc, celles-ci ont généré un chiffre d’affaires de 6,95 milliards de dirhams, en légère hausse de 0,2% grâce à la croissance des parcs.

Dans le détail, le parc Fixe poursuit sa croissance (+3,9% sur un an), portant ainsi le nombre de lignes à 1.865 milliers. Le parc Haut Débit, pour sa part, progresse de 6,5% pour atteindre 1,5 million d’abonnés soutenu par les offres haut débit.

Léger repli des indicateurs à l’international 

Selon le groupe, la baisse du chiffre d’affaires à l'international est le résultat de l’impact de la baisse des terminaisons d’appel Mobile notamment au Mali et en Côte d’Ivoire, ainsi que la baisse des revenus entrant à l’international sous l’effet des OTTs (over-the-top service ou offre hors du fournisseur d'accès à l'internet).

Résultats à l'international :

Hors baisse des tarifs de terminaisons d’appel, le chiffre d’affaires est en hausse de 0,9% à base comparable, tiré par la progression de la Data et des services Mobile Money.

Ci-après les indicateurs opérationnels à l’international :

 

Au vu de tout ce qui précède, le résultat net part du groupe consolidé affiche une hausse de 1,3% pour se situer à 4,64 milliards de DH à base comparable. 

La base comparable illustre les effets de consolidation de Tigo Tchad, le maintien du taux de change constant MAD/Ouguiya/Franc CFA et la neutralisation de l’impact de la norme IFRS16.

En effet, les neuf premiers mois de l’année 2019 ont été marqués par le décaissement de 1,83 milliard de DH dans le cadre des paiements des licences obtenues au Burkina Faso, au Mali, en Côte d’Ivoire et au Togo.

Cette période intègre également le paiement de 528 millions de dirhams correspondant aux licences obtenues en Côte d’Ivoire, au Gabon et au Togo.

Ci-après le passage des indicateurs financiers ajustés aux indicateurs financiers publiés :


 

 

lire aussi
  • | Le 20/1/2022 à 18:14

    Immobilier : teintée d’incertitude, une croissance molle est attendue en 2022

    L’immobilier s’est bien redressé en bourse en 2021 après une forte chute en 2020. L’effet rattrapage s’est au global également amorcé sur les indicateurs des immobilières cotés. Mais cette année, une croissance molle est attendue du fait d’une faible visibilité et d’un pouvoir d’achat érodé des ménages. Les acteurs reste pendus aux éventuelles annonces du nouveau gouvernement concernant le secteur.
  • | Le 20/1/2022 à 18:08

    Bourse : la progression du marché devrait se situer entre 5% et 10% en 2022 (M.S.IN)

    La société de bourse M.S.IN anticipe une poursuite de la progression du marché boursier en 2022. Cette croissance devrait être comprise entre 5% et 10%. Analyse.
  • | Le 19/1/2022 à 18:10

    Une hausse de 8% du besoin de financement brut moyen du Trésor attendue en 2022 (AGR)

    AGR analyse les principaux postes de recettes et de dépenses de l’Etat dans le cadre de la Loi de Finances 2022. La hausse des recettes fiscales cette année devrait couvrir l’augmentation des dépenses courantes. Le solde ordinaire repasserait dans le positif pour la première fois depuis 2019. In fine, tablant sur un déficit budgétaire contrôlé en 2022, et sur la capacité du Trésor à se financer sur le marché domestique, le besoin brut de financement du Trésor devrait être de 159 MMDH.
  • | Le 19/1/2022 à 15:22

    Un projet d'OPA sur les actions Lydec sera déposé le 21 janvier

    Après avoir été suspendue de la bourse le 14 janvier dans l'attente d'annonces, Lydec informe que Veolia détient désormais 86,22% du capital de Suez (actionnaire majoritaire de Lydec). Le règlement-livraison des titres objet de l’offre est intervenu le 18 janvier 2022. De fait, un projet d’offre publique d’achat sur les actions Lydec sera déposé dans les 3 jours qui suivent, à savoir le 21 janvier.