Ciments du Maroc : AGR maintient sa recommandation de conserver le titre

| Le 27/9/2021 à 19:16
Le groupe a bien profité de la reprise du secteur cimentier mais cependant sous performé le secteur. Néanmoins, le cimentier dispose d’une très bonne capacité bénéficiaire et pourrait encore une fois se livrer à une politique de distribution généreuse cette année envers ces actionnaires. Un yield moyen de 5% est attendu sur la période prévisionnelle 2021-2023 selon AGR.

Attijari Global Research (AGR) a diffusé une note en réaction aux résultats semestriels du groupe Ciments du Maroc.

La société de recherche a décidé de maintenir sa recommandation de conserver le titre dans les portefeuilles. Elle anticipe une légère baisse de 4,3% du titre à 1 800 dirhams le titre d’ici 12 mois, contre 1 881 dirhams à l’ouverture de la séance du 27 septembre. Il est à préciser que le cours cible n’a pas changé par rapport à l’ancienne recommandation.

Pour AGR, le cimentier a bien entamé l’année avec des bénéfices supérieurs aux attentes et des répercussions potentiellement intéressantes sur le dividende 2021.

Ciments du Maroc a bien profité de la reprise

Depuis le début de l’année, l’industrie est bien repartie avec une forte hausse de la consommation de ciment. A fin juin 2021, rappelons que la consommation avait bondi de 24,4% par rapport à une année auparavant. Dans cette dynamique, Ciment du Maroc a enregistré sur la période, une hausse de 17% de son chiffre d’affaires à 1 985 millions de dirhams. « Ces réalisations sont en ligne avec nos estimations initiales qui anticipaient un CA annuel de 3.909 MDH équivalent à un taux de réalisation semestriel de 51% » précise la société de recherche.

Néanmoins, AGR note que le groupe a sous performé le marché. Selon la société de recherche, cela « reflèterait une perte ponctuelle des PDM de CIMAR et ce, dans l’attente du démarrage du broyeur prévu durant le S2-22 ». Ces pertes de parts de marché peuvent notamment s’expliquer par l’ouverture de la nouvelle usine du concurrent LafargeHolcim Maroc dans le sud du pays (Agadir), territoire historique de Ciments du Maroc.

Malgré cela, le groupe est parvenu à maintenir une forte capacité bénéficiaire.

Une résilience des bénéfices

Le groupe a vu son excédent brut d’exploitation (EBE) croître de 19,8% sur la période à 906 millions de dirhams. La marge d’EBE quant à elle, s’est améliorée de 1% à 45,6% par rapport à la même période en 2020. Une performance notable alors que les cimentiers font face à une forte hausse des cours du petcoke (combustible dérivé du pétrole utilisé dans l’industrie cimentière, ndlr) depuis le début de l’année.

AGR souligne les raisons de cette amélioration bénéficiaire. Elle pointe « l’expertise du Groupe en termes d’optimisation de sa structure de coûts à travers le recours aux énergies alternatives et aux combustibles de substitution (éolien, pneus déchiquetés, grignons d’olives…) ».

En plus de cela, le groupe a bénéficié de la non-récurrence de don au fonds Covid de 100 millions de dirhams et « de la provision pour dépréciation des titres de participation dans la filiale égyptienne Suez Cement ». Il est à rappeler que sur la période, le groupe a vu ses bénéfices augmenter de 202% à 586 millions de dirhams. « Il s’agit d’un taux de réalisation élevé de 63% par rapport à notre prévision annuelle 2021E de 937 MDH » indique AGR.

Des perspectives de distribution généreuse cette année

Cette bonne capacité bénéficiaire du groupe sur les six premiers mois de l’année, conforte la société de recherche dans le fait que Ciments maintiendra une politique de distribution généreuse cette année.

La société de recherche rappelle que sur la période prévisionnelle 2021-2023, le groupe devrait proposer un yield de 5%, soit le meilleur rendement parmi les grandes capitalisations de la place.

Dans un précédent article, CFG Bank maintenait également sa recommandation sur Ciments du Maroc (vendre). Elle soulignait cependant qu’un dividende exceptionnel n’était pas excluable cette année, tout en rappelant que le payout ratio du groupe sur les quatre dernières années était de 152%.

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