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Le marché casablancais, déjà bien enfoncé dans le rouge à cause de la sanction de l'ANRT à l'encontre de Maroc Telecom, a pris un coup avec le recul de Total Maroc qui avait publié un communiqué informatif sur l'enquête du Conseil de la concurrence sur des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur.

Total Maroc : une nouvelle baisse du cours sur fond d'enquête du Conseil de la concurrence

Par S.E.H. | LE 07-02-2020 16:15
Le marché casablancais, déjà bien enfoncé dans le rouge à cause de la sanction de l'ANRT à l'encontre de Maroc Telecom, a pris un coup avec le recul de Total Maroc qui avait publié un communiqué informatif sur l'enquête du Conseil de la concurrence sur des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur.

La publication d’un communiqué de Total Maroc, jeudi 6 février 2020, où le pétrolier confirme qu’une procédure du Conseil de la concurrence relative à l’existence de pratiques anticoncurrentielles sur le marché des hydrocarbures est en cours, a suscité une dépréciation de 9,98% de l’action Total Maroc dans la même journée, sur un volume de 1.965 titres et plus de 2,4 millions de DH.

Dans son communiqué, Total Maroc a ajouté qu'il "coopère pleinement avec les services d’instruction du Conseil de la concurrence et prépare les éléments de réponse appropriées".

Le marché casablancais, déjà bien enfoncé dans le rouge à cause de l’annonce de la sanction infligée à sa plus grande capitalisation, Maroc Telecom, par le régulateur du secteur ; a pris un coup plus dur avec le recul de Total Maroc, bien que l’action s’est légèrement a limité sa baisse ce 7 février à -1,02%, clôturant la séance à 1.160 dirhams.

Cela étant, l'information apportée par le communiqué était déjà connue. Elle avait été révélée par notre groupe le 17 septembre 2019.

Le 6 février, c'est le groupe Total qui a annoncé ses résultats concomitamment à Londres et à Paris. C'est dans ce cadre et dans le respect de l'obligation d'informer les actionnaires sur les risques, que Total Maroc a publié ce communiqué.

Le 17 janvier dernier, Médias24 écrivait dans ses colonnes que le Conseil de la concurrence a transmis son rapport final aux pétroliers objets de l’instruction pour pratiques anticoncurrentielles, pétroliers dont fait partie Total Maroc. Précisons que dans ce rapport final, le Conseil de la concurrence maintient ses griefs.

Les parties en cause devront présenter leurs observations par écrit sur le rapport dans un délai de deux mois. Une période qui court à compter de la date de sa réception. Le rapport a été envoyé il y a presque un mois.

Si le pétrolier ne conteste pas les griefs formulés par le Conseil de la concurrence dans le cadre de l'enquête portant sur les soupçons d'entente anticoncurrentielle, il pourra réduire de moitié le montant des sanctions encourues.

Total encourt donc une sanction qui peut aller jusqu’à 620 millions de DH, selon les calculs de LeBoursier.

Depuis, le marché a intégré cette donne dans le cours de Total, qui a d'ailleurs repris des couleurs depuis, avant qu'il ne subisse une nouvelle baisse liée à la publication de son communiqué. Sur le grapge ci-dessous, on voit bien que le cours a été fortement impacté le 17 septembre 2019 puis le 6 février2020.

Graph Total Maroc P

Cela étant, il faut dire que Total Maroc reste une valeur prisée, en dépit de ses déboires: "Notre opinion sur Total Maroc reste globalement positive", confie un analyste de la place.

Si cette sanction pourraient engendrer des pertes sur le titre en 2019 et en 2020, Total Maroc reste sur un horizon long, un titre de fond de portefeuille. L’impact de la sanction sera absorbé sur deux exercices au grand maximum, et les comptes d’exploitation retrouveront ensuite leurs couleurs

Dans une note parue en septembre dernier, des analystes d'Attijari Global Research avaient expliqué que "malgré la publication de résultats records sur la période 2017-2018, Total Maroc a adopté une politique de distribution prudente, avec un payout moyen de 56% contre 100% historiquement. Cette stratégie ‘raisonnable’ trouve tout son sens aujourd’hui puisque l’opérateur dispose d’une assise financière solide lui permettant de faire face aux risques potentiels du secteur".

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