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Le MASI a pu reprendre des couleurs au cours de la semaine du 27 avril. Les investisseurs sont revenus sur le marché, mais ils hésitent toujours. D’après un analyste de la place, La hausse observée s’explique par quelques opérations d’aller-retour et par un léger optimisme lié aux statistiques du Covid-19 au Maroc. 

Le marché boursier reprend timidement mais le manque de visibilité persiste

Par M. Ett. | LE 04-05-2020 16:16
Le MASI a pu reprendre des couleurs au cours de la semaine du 27 avril. Les investisseurs sont revenus sur le marché, mais ils hésitent toujours. D’après un analyste de la place, La hausse observée s’explique par quelques opérations d’aller-retour et par un léger optimisme lié aux statistiques du Covid-19 au Maroc.

Le MASI a limité ses pertes au cours de la semaine du 27 avril et la tendanc se poursuit en ce début de semaine. Il a clôturé quatre séances consécutives en hausse. Pendant trois séances, il a clôturé sur une hausse dépassant 1%.

Les pertes du MASI, cumulées entre le 28 février 2020, soit la dernière séance de cotation avant l'apparition du premier cas de Coronavirus au Maroc, et ce lundi 4 mai 2020, se situent ainsi à 23%. En YTD, le principal indice de la cote affiche une baisse de 22,46%. Le 22 avril, la baisse s'élevait à 26%.

Evolution du MASI

Graph MASI

Les volumes qui étaient en dégradation, oscillant autour de 70-80 millions de DH quotidiennement ont également connu une légère appréciation. La moyenne hebdomadaire des échanges effectués pendant la semaine du 27 avril se situe à 151 millions de DH, en hausse d’à peu près 88% par rapport aux semaines précédentes.

Selon un analyste de la place, « cette hausse n’est pas très significative ». Et d’ajouter : « malgré la légère hausse des volumes échangés, ils restent faibles ».

D’après lui, la hausse enregistrée au cours de la semaine du 27 avril peut s’expliquer par trois facteurs :

> Opérations d’aller-retour : « Nous avons observé au cours de cette semaine quelques opérations d’aller-retour. Il faut savoir que ce n’est pas la période de ce genre d’opérations, mais nous présumons qu’ils y a quelques investisseurs qui ont décidé de comptabiliser les moins-values en cette période », explique notre interlocuteur.

> Les statistiques du Covid-19 : Notre source déduit que les statistiques liées à la situation de la propagation du Covid-19 au Maroc étaient un peu « rassurantes ». « Cela a dû encourager un peu les investisseurs pour revenir sur le marché ».

A rappeler que lundi 27 avril, pour la première fois, le nombre de guérisons a dépassé celui des nouveaux cas. Le nombre de cas cumulés actifs a en effet pour la première fois baissé. Cette tendance a été maintenue durant quasiment toute la semaine. 

> Niveaux bas des cours : Globalement, les investisseurs hésitent toujours. Mais, « il y en a quelques uns qui sont rentrés pour profiter des niveaux bas des cours », indique notre source.

Les investisseurs sont revenus sur le marché, quoique timidement. Il faut dire que l’incertitude persiste, vu qu’il n’y a toujours pas de visibilité sur l’impact du Covid-19 sur le plan macroéconomique et, aussi, sur la performance des sociétés cotées à la bourse de Casablanca. 

Bachir Tazi, directeur de CFG Capital Markets, nous avait parlé de trois épisodes par lesquels le marché doit passer. Il nous a déclaré dans un précédent article qu' « on est dans la deuxième phase [phase d’attentisme, ndlr]. Celle-ci qui va encore durer. Elle va être probablement plus longue que la première phase. Celle-ci était brutale et psychologique et a duré trois semaines ».

« Maintenant, avec la deuxième phase on voit un engagement beaucoup moins important de la part des investisseurs institutionnels. Les volumes quotidiens sont en baisse, ils se situent en moyenne à 70-80 millions de DH contre 350 millions de DH lors de la première phase. L’épisode trois [phase de l’ajustement et prise de décisions, ndlr] devrait intervenir au moment où on aura plus de visibilité sur l’impact du Covid-19 macroéconomique».

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