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Le secteur de la grande distribution, représenté par Label’Vie en bourse, résiste bien à la crise actuelle. Voici les points d’assurance et les risques du secteur engendrés par la crise du Covid-19 selon Attijari Global Research.

Covid-19 : le secteur de la grande distribution résiste à la crise

Par M. Ett. | LE 06-05-2020 16:27
Le secteur de la grande distribution, représenté par Label’Vie en bourse, résiste bien à la crise actuelle. Voici les points d’assurance et les risques du secteur engendrés par la crise du Covid-19 selon Attijari Global Research.

La grande distribution est l’un des secteurs considérés comme peu risqués pour un investissement en bourse.

Ce secteur est représenté par son unique valeur Label Vie. Celle-ci pèse 1,6% de la capitalisation du marché, soit 7,7 MMDH, indique Attijari Global Research (AGR) dans un rapport évaluant l’impact du Covid-19 sur plusieurs secteurs cotés.

A rappeler qu’au titre de l’exercice 2019, les bénéfices de Label’Vie ont progressé de 10%.

L’équipe Attijari souligne au niveau de son rapport que « les performances opérationnelles de Label Vie sont portées à la fois par l’extension continue de son réseau de distribution avec l’ouverture de 13 nouveaux magasins portant la superficie totale à 200.000 m2 et la bonne dynamique du segment Hyper Cash qui progresse de 22% en 2019 ».

Après la publication des résultats annuels de Label’Vie, AGR avait publié une note d’analyse vers la mi-mars 2020, où elle a maintenu sa recommandation d’achat du titre et a fixé un cours objectif de 3.932 DH, sur un horizon de 24 mois.

Le titre a donc un potentiel de hausse de 43% en comparaison avec le cours de clôture de la séance de ce mercredi 6 mai.

La valeur semble relativement défensive en bourse. En effet, les valeurs appartenant aux secteurs défensifs sont particulièrement appréciées en période de crise. 

Pendant la phase de panique traversée par l’ensemble du marché boursier, Label’Vie a baissé de 13% en passant de 3.180 DH au 28 février -soit la dernière séance de cotation avant l'apparition du premier cas de Coronavirus au Maroc et le début de la baisse des cours- à 2.751 DH (observé à la clôture de la séance de ce mercredi). 

A noter que pendant la période retenue, le MASI a lâché à peu près 22%

Le titre Label’Vie a en effet atteint un plancher de 2.545 DH au 17 mars ; période pendant laquelle le marché chutait significativement. Par la suite, le titre a évolué à la hausse pour s’établir à 2.751 DH ce mercredi, soit une augmentation de 8,09%.

Evolution du cours de Label’Vie

Graph LABEL VIE P


« Une opportunité unique pour rehausser le taux de pénétration »

Dans son rapport, AGR souligne que « le secteur de la Grande Distribution a bénéficié d’un effet stockage important pré-confinement avant d’accuser une décélération naturelle de la consommation durant la phase de confinement ».

Les analystes distinguent deux principales phases par lesquelles ce secteur devrait passer :

- En 2020 : légère hausse de l’activité en raison d’un éventuel décalage du planning des ouvertures des magasins compensé toutefois par un effet volume positif pré et post-confinement ;

- Post-crise : augmentation du taux de pénétration de la distribution moderne au Maroc dont la marge de progression est importante (17% Vs. 38% pour les pays comparables). La hausse du rythme de fréquentation, le développement accéléré du réseau et l’utilisation du canal digital sont autant de facteurs favorisant la pénétration de la distribution moderne au Maroc.

Ainsi, selon Attijari, le secteur de la grande distribution a plusieurs points d’assurance portant notamment sur : 

> Augmentation attendue du taux de pénétration de la distribution moderne au Maroc soutenue d’une part, par la fermeture des grossistes et certains magasins de proximité et d’autre part, par le rôle stratégique que joue cette activité durant cette crise sanitaire ;

> Résilience de la chaîne logistique grâce à la bonne tenue du segment agricole et aux efforts du gouvernement afin de faciliter les importations des produits alimentaires ;

> Mise en place des services de commande en ligne et de livraison à domicile pour palier à la baisse de la fréquentation client durant la période du confinement ;

> Prédominance des produits locaux principalement les fruits et légumes et faible proportion des produits importés directement. Ces derniers pèsent 7% des volumes importés en direct.

Cela dit, le secteur reste encerclé par quelques risques :

> Décalage des ouvertures des magasins en raison de l’arrêt de l’activité immobilière générée par la crise sanitaire ;

> Baisse importante de l’activité des magasins situés au sein des centres commerciaux, des Malls ou encore dans les villes touristiques en raison du confinement strict ;

> Baisse du panier moyen des ménages dans l’hypothèse d’un prolongement significatif de la période de confinement ;

> Orientation des consommateurs vers les produits de première nécessité au détriment des produits à grande valeur ajoutée.

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