Séance du 25/02/2020

Indices

MASI
MADEX

MASI Pts

Les plus fortes variations

medias24

Alléger le cadre juridique et fiscal, accompagner l’esprit entrepreneurial au niveau de l’université, dupliquer les fonds d’investissements,… voici les différentes solutions qui ont été proposées lors de la conférence annuelle de l’Amic pour mieux accompagner les startups au Maroc. 

Conférence annuelle de l’Amic : des propositions pour mieux accompagner les startups

Par M. Ett. | LE 07-02-2020 16:10
Alléger le cadre juridique et fiscal, accompagner l’esprit entrepreneurial au niveau de l’université, dupliquer les fonds d’investissements,… voici les différentes solutions qui ont été proposées lors de la conférence annuelle de l’Amic pour mieux accompagner les startups au Maroc.

Lors de la 9e édition de la Conférence annuelle du capital Investissement organisée par l’Association marocaine du capital investissement (Amic), qui s’est tenue mercredi 5 février, la problématique de l’accompagnement des startups au Maroc a été discutée.

Les intervenants lors du panel traitant ce sujet ont proposé diverses solutions qui, selon eux, pourraient donner aux startups de plus grandes chances de réussite. 

Pour Dounia Boumehdi, directrice générale de MITC Capital, la société gestionnaire du Maroc Numeric Fund, afin d’épauler les startups, il faut apporter des changements sur les volets juridique et fiscal. 

"On est en attente de beaucoup de choses au niveau réglementaire. Un cadre juridique optimal permettra à cet écosystème d’avancer d’une façon sereine et pérenne", a-t-elle lancé. 

"Pour le cadre juridique, il faut d’abord s’entendre de façon commune sur une définition de startup. Il faut également adopter des structures juridiques qui soient assez souples. Il faut savoir qu’aujourd’hui, les fonds d’investissement quand ils accompagnent les startups, automatiquement, on se retrouve dans des structure de S.A., qui reste une forme assez lourde pour les entrepreneurs". 

"Pour le volet fiscal, il faut soutenir le développement des entrepreneurs par un allégement des charges sociales. Il faut leur permettre d’allouer leurs ressources différemment et ne pas greffer leur rentabilité par des éléments sociaux".

Il faut également banaliser le risque. "Parfois les projections ne sont pas au rendez-vous, mais le potentiel de croissance a été évaluéà un moment de l’investissement des fonds. Il faut donc revoir la culture d’appréhension du risque".

"Et pour que tout cela fonctionne, il faut dupliquer les fonds d’investissement", estime-t-elle. 

Accompagner l’esprit entrepreneurial dans l'université

Yasser Biaz, Managing director chez UM6P ventures, filiale de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) fondée par l’OCP, a déclaré lors de son intervention qu’"on commence par l’éducation"

Il a continué en partageant l’expérience menée au sein de l’UM6P, "nous avons différents modèles de formation et de certification. Nous avons des laboratoires qui servent d’usines expérimentales, (…) nous avons également des incubateurs et des accélérateurs. Nous estimons que ces éléments donnent la force de l’innovation aux universitaires et leur permettent de pénétrer l’écosystème de l’entrepreneuriat". 

"Il faut savoir qu’il est difficile de copier ou de dupliquer un modèle qui vient de l’étranger parce qu’il ne conviendrait pas forcément à notre système. Nous essayons donc d'appréhender ce complexe de l’innovation et de l’entrepreneuriat à travers quatre paliers d’investissement. Ceux-ci baignent dans un environnement universitaire où les idées sont testées".

"Nous comptons partager cette façon de faire en dehors de notre université", a-t-il annoncé.

Partager le savoir-faire avec les startups à titre gracieux

Intervenant lors de ce panel, Amine Sebti, Senior Manager chez PwC Strategy, qui avait lancé une startup dans le secteur de la santé en 2013 mais qui n’a pas obtenu le succès escompté, a déclaré que "lors de cette expérience, j’ai remarqué qu’il y a un manque d’intérêt par rapport à l’innovation et à l’entrepreneuriat. Il y avait aussi un manque de fonds. A présent, avec l’arrivée de plusieurs fonds d’investissement sur le marché, les choses ont changé".

Maintenant, avec PwC, "nous avons créé une plateforme qui s’appelle Smartup. Notre objectif est d’aider l’écosystème entrepreneurial en offrant nos services d’une façon totalement bénévole. Ainsi on met à la disposition des startups et des différents acteurs de l’écosystème, essentiellement les incubateurs et les accélérateurs, nos compétences que ça soit de l’accompagnement dans les domaines de la stratégie, de la comptabilité, de l’audit, etc". 

"On estime que lorsqu’on est une startup, on manque de fonds et on manque d’expertise. C’est avantageux pour les startups de trouver des acteurs qui peuvent partager ce savoir-faire à titre gracieux", estime-t-il.

Aller à