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Les Big-cap offrent une sécurité en termes de  soutenabilité, de profitabilité, de politique de dividende et de liquidité des titres, alors que les Mid-cap offrent des histoires de croissance intéressantes. Attijari Global Research détaille son argumentaire pour investir dans chaque compartiment.

Grandes ou moyennes capitalisations? Attijari présente ses arguments d'investissement dans chaque catégorie

Par S.E.H. | LE 08-10-2019 
Les Big-cap offrent une sécurité en termes de soutenabilité, de profitabilité, de politique de dividende et de liquidité des titres, alors que les Mid-cap offrent des histoires de croissance intéressantes. Attijari Global Research détaille son argumentaire pour investir dans chaque compartiment.

Dans une récente note de recherche, Attijari Global Research indique que l’évolution du marché boursier durant les 12 derniers mois, avec une tendance en dents de scie, atteste clairement de l’hésitation des investisseurs. Les analystes de la firme de recherche constatent que le dilemme Big-cap (les 10 plus grandes capitalisations de la cote) ou Mid-cap (Valeurs dont la valorisation boursière varie entre 0,5 et 10 milliards de dirhams), refait surface dans le marché.

Attijari Global Research avance que les investisseurs font face aujourd’hui à deux marchés disparates : D’une part, le compartiment des Big-cap offre une sécurité en termes de soutenabilité, de profitabilité, de politique de dividende et de liquidité des titres. Toutefois, le potentiel de hausse de ce profil de valeurs en bourse demeure globalement modéré.

D’une autre part, selon AGR, le compartiment des Mid-cap offre des histoires de croissance intéressantes sur des horizons de moyen-terme. Toutefois, la volatilité des résultats, le manque de visibilité sur la politique de dividende et le risque d’illiquidité de ce profil de valeurs hantent toujours les investisseurs.

"Ce fractionnement visible du marché Actions marocain se reflète à travers un P/E 19E de 20x pour les Big-cap contre 15x pour les Mid-cap, soit une prime de valorisation de 33%", soulignent les analystes d’AGR.

Une prime de valorisation des grosses capitalisations justifiée

Dans ce contexte, AGR estime que la prime de valorisation dont bénéficient les Big-cap est amplement justifiée et ce grâce à leurs résultats semestriels rassurant quant à la résilience du profil de croissance de leur EBE (+5,6% contre +1,8% pour les Mid-cap), mais aussi grâce à leur capacité de distribution qui demeure intacte avec une hausse attendue du dividende de 1,5% prévue pour fin 2019, équivalente à un D/Y moyen autour des 4%.

"Ces valeurs constituent aussi une alternative de placement sérieuse dans un contexte durable de taux bas grâce à leur niveau de liquidité adéquat", ajoute la note d’AGR. À titre indicatif, le Volume Moyen Quotidien (VMQ) des Big-cap en 2019 est 10 fois supérieur à celui des titres Mid-cap, soit de 8,4 millions de dirhams, contre seulement 0,8 millions de dirhams respectivement.

Par ailleurs, AGR avance que l’approche indicielle demeure toujours pertinente pour le cas des Big-cap et ce, grâce à l’homogénéité de ces valeurs par rapport à la qualité de leur couple risque/rentabilité sur des horizons long-termistes.

"En retraitant les éléments exceptionnels, le TCAM des profits de ce compartiment pourrait être cerné selon nos estimations, entre 3 et 6% durant les 5 années à venir. Les résultats semestriels 2019 confortent notre avis à travers une croissance des bénéfices récurrents plus ou moins homogène atour des 4%. Le même raisonnement est valable pour le cas du dividende avec un rendement régulier des Big-cap se situant autour des 4,0% en 2019E", ajoute la note d'AGR.

Etre sélectif avec les moyennes capitalisations

Pour leur part, les Mid-cap, qui affichent des réalisations semestrielles très disparates, ne permettent pas aux analystes d’AGR de ressortir avec de grandes tendances homogènes: "L’investissement dans ce profil de valeurs devrait être selon nous ultra-sélectif avec des gages supplémentaires", expliquent les analystes d’AGR.

Ils expliquent: "Dans ces conditions, l’approche d’investissement la plus adéquate est un stock-picking ultra sélectif. Au-delà des chiffres financiers, ce processus de sélection devrait prendre en compte plusieurs critères qualitatifs tels que la gouvernance, la communication financière et la liquidité potentielle des titres".

Les résultats semestriels plombés par des éléments exceptionnels

Les analystes d’Attijari Global Research rappellent que la publication des résultats semestriels à compter de septembre 2019 a mis fin à une reprise technique du marché, tirée par les deux grandes capitalisations de la cote à savoir Maroc Telecom et Attijariwafa bank.

"Le repli des profits des sociétés cotées de -3,9% au S1-2019 confirme la rupture avec les niveaux de croissance élevés observés durant la période 2016-2017", indiquent les analystes d’AGR.

Pour ceux-ci, deux messages clés sont à retenir par rapport aux résultats semestriels: Premièrement, la baisse des bénéfices ne reflète pas la progression du résultat opérationnel agrégé qui croît de 1,7% et ce, en dépit des efforts d’investissement déployés par les sociétés cotées.

"Ainsi, l’impact fiscal a couté environ 480 millions de dirhams, soit -2,9 points de croissance. Ce montant concerne le coût de la cohésion sociale, le redressement fiscal du groupe Cosumar et l’annulation de l’abattement fiscal de Total Maroc accordé lors de son IPO en 2015".

Deuxièmement, AGR avance que la capacité de distribution des sociétés cotées ne devrait pas être impactée par cette baisse des profits.

"Selon nos estimations, le dividende devrait afficher une hausse de +1,3% en 2019E à 22,3 milliards de dirhams, soutenue par la bonne tenue des indicateurs opérationnels et la solidité des bilans des grandes capitalisations", conclut AGR.

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