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le 14/10/2019
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Les analystes de CDG Capital research expliquent, au niveau d’un rapport, l’évolution de la masse bénéficiaire des sociétés cotées à la bourse de Casablanca au titre du premier semestre de l’année en cours. Voici les conclusions qu’ils ont pu en déduire. 

CDG Capital décortique l’évolution de la masse bénéficiaire au premier semestre 2019

 | LE 07-10-2019 
Les analystes de CDG Capital research expliquent, au niveau d’un rapport, l’évolution de la masse bénéficiaire des sociétés cotées à la bourse de Casablanca au titre du premier semestre de l’année en cours. Voici les conclusions qu’ils ont pu en déduire.

CDG capital research, la filiale de recherche du groupe Caisse de dépôt et de gestion (CDG) vient de diffuser un rapport analysant la masse bénéficiaire de la cote casablancaise au titre du premier semestre 2019.

Le rapport liste trois principales conclusions émanant de cette analyse :

> L’activité nationale reprend légèrement et l’internationalisation baisse 

Les analystes de CDG Capital Research soulignent que les filiales à l’international (banques et télécom) ont enregistré pour la première fois depuis dix ans une baisse de leurs revenus estimée à 1%

Re-traité de l’activité à l’international, le chiffre d’affaires global de la cote casablancaise afficherait une hausse de 3,1% en comparaison avec la même période de l’année précédente. 

A rappeler que le chiffre d’affaires global ressort en hausse de 1,6% ou de 1,9 milliard de DH, s’établissant à 121,5 milliards, selon les calculs de LeBoursier. 

                    >>> Lire aussi : Les bénéfices des sociétés cotées en baisse de 4% au premier semestre 2019

CDG Capital note également que le marché assiste à une dégradation importante des exportations des métaux de base à cause de la baisse de production et de teneur ainsi que les fortes corrections que subissent leurs cours. 

Evolution des cours des métaux

Source : Bloomberg, CDG Capital Research

> La contribution sociale derrière la baisse des résultats 

CDG Capital explique la baisse de la masse bénéficiaire de la place (-4,1%), en grande partie, par la contribution sociale de solidarité mise à la charge des sociétés qui a pesé sur les bénéfices au premier semestre. 

A rappeler que cette contribution sociale de solidarité, introduite dans la loi de Finances 2019, est de 2,5%. Elle concerne les entreprises réalisant un bénéfice imposable supérieur à 40 millions de DH.

                      >>> Lire aussi : Contribution de solidarité : les 2 milliards de DH prévus en 2019 encaissés

La baisse des bénéfices est également expliquée par des facteurs conjoncturels, notamment pour Managem qui a été impactée par la baisse des cours des métaux

S’agissant de Total Maroc, celle-ci a vu ses résultats baisser principalement à cause de la hausse du taux d’IS qui revient aux taux normal (31%) après avoir bénéficié d’un taux réduit à 23,25% pour les exercices 2016,2017, et 2018 suite à son introduction à la bourse de Casablanca. 

> Légère dégradation de la structure financière :

L’endettement net des sociétés cotées (hors le secteur Finance) s’est situé à 61,5 milliards de DH au premier semestre, en hausse de 7,8% par rapport à la même période de l’année précédente, avec une diminution de la trésorerie active de 4,1%, indiquent les analystes de la CDG qui trouvent que cette évolution reflète « la pression sur la liquidité des entreprises, ainsi qu’un accroissement considérable des dettes CT de l’ordre de 14,5% ».

Evolution de l’endettement net du marché


C’est Maroc Telecom qui a le plus contribué à l’aggravation de l’endettement net global, avec 3,9 milliards de DH, selon CDG Capital. Re-traité du groupe Telecom, la dette nette évolue de seulement de 1,4%.

Pour sa part, le secteur Energie a atténué la hausse de l’endettement net global grâce au groupe Taqa Morocco. La dette nette de celui-ci a baissé de 8,9% ou 1,8 milliard de DH pour s’établir à 8,6 milliards de DH.

Au vu de ce qui précède, les ratios Dettes/Capitalisation ou Dettes/FP (hors secteur Finance) se sont dégradés en comparaison avec la même période de l’exercice précédent. 

Ces ratios se sont établis à 17,7% et 62,6% respectivement, contre 16,5% et 57%, suite à l’accroissement de l’endettement.
 

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