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le 14/10/2019
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Le secteur bancaire représente 35,3% de la capitalisation boursière globale. Depuis fin 2018, 4 banques sur 6 ont enregistré une dépréciation de leurs cours. Les deux valeurs qui se distinguent sont Attijariwafa bank et BMCE avec des variations positives de leurs cours depuis le début de l’année.

En bourse, Attijariwafa bank et BMCE font l'exception en 2019

Imane Boujnane | LE 03-10-2019 
Le secteur bancaire représente 35,3% de la capitalisation boursière globale. Depuis fin 2018, 4 banques sur 6 ont enregistré une dépréciation de leurs cours. Les deux valeurs qui se distinguent sont Attijariwafa bank et BMCE avec des variations positives de leurs cours depuis le début de l’année.

Le 1er octobre 2019, la capitalisation boursière du secteur bancaire s’élèvait à 209 milliards de dirhams alors que la capitalisation boursière globale est de 592 milliards de dirhams. Le secteur bancaire est donc en tête, représentant 35,3% de cette capitalisation, suivi du secteur des télécommunications (18%) et du secteur du bâtiment et de la construction (12,9%).

Les cours d'Attijariwafa bank et BMCE ont enregistré une évolution respectivement de 5,96% et 4,86% depuis le début de l’année. Ce sont les seules banques à enregistrer une évolution positive depuis fin 2018.

Variation des cours du secteur bancaire coté en bourse
Banque Variation du cours depuis fin 2018
Attijariwafa Bank  + 5,96%
BMCE  + 4,86%
BCP  - 4,29%
CIH  - 5%
Crédit du Maroc  - 19,73%
BMCI  - 16,42%


Selon un analyste de la place, la variation du cours d’Attijariwafa bank s’explique principalement par la forte liquidité de cette valeur. En effet, elle est en tête des banques en termes de liquidité. D’une autre part, ses résultats sont en progression : ses bénéfices consolidés ont augmenté de 5,8% en 2018 et de 4,93% au premier semestre 2019. Par ailleurs, le PER de l'action AWB est de 13,5x, un niveau très correct qui montre que la valeur n'est pas chère.

Graph Attijariwafa Bank P

La progression du cours de la BMCE s'explique, en partie, par l’évolution de ses résultats. En effet, ses bénéfices consolidés ont augmenté de 4% à fin juin 2019. Cette variation positive est également expliquée par le plan de renforcement des capitaux propres lancé par la banque et comprenant, entre autres, une augmentation de capital par conversion des dividendes 2018 et 2019 et l'entrée du britannique CDC dans le tour de table.

Graph BMCE Bank P

La BCP a vu son cours chuter malgré la progression de ses bénéfices de 3,5% en 2018 et de 5,45% au 1er semestre 2019. Selon notre source, le recul du cours s'explique probablement par un arbitrage des investisseurs plus favorable à Attijariwafa bank qu'à la BCP, ces deux banques étant les plus importantes en termes de taille et donc très suivies et comparées par les investisseurs.

Graph BCP P

La baisse du cours de CIH s'élève, elle, à 5% et est expliquée par la baisse des résultats de la banque. En effet, au terme du premier semestre 2019, CIH enregistre une chute de (-47%) de ses bénéfices consolidés. 

Graph CIH P

Du coté de la BMCI, la banque enregistre une stagnation de son PNB consolidé à fin 2018 et une légère croissance de ses bénéfices consolidés de 2,15% durant le premier semestre 2019. 

Graph BMCI P

Quant à Crédit du Maroc, les bénéfices ont augmenté de 14% au premier semestre 2019 et de 61% à fin 2018.

Graph CDM P

Selon notre analyste, "les valeurs comme BMCI et CDM ne sont pas beaucoup échangées sur le marché boursier par rapport aux autres banques. Les déteneurs de ces titres sont parfois obligés de faire des concessions sur les prix pour pouvoir les vendre sur le marché."

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