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le 14/10/2019
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L’indice sectoriel « Pétrole & Gaz » affiche une belle performance en bourse. Les craintes des investisseurs par rapport à la problématique de plafonnement des marges des pétroliers semblent dissipées pour le moment. Par ailleurs, le contexte international est mouvementé.

Pétrole & Gaz : l’indice a augmenté de plus de 23 % depuis le début de l’année 2019

Par Mouna Ettazy  | LE 17-09-2019 
L’indice sectoriel « Pétrole & Gaz » affiche une belle performance en bourse. Les craintes des investisseurs par rapport à la problématique de plafonnement des marges des pétroliers semblent dissipées pour le moment. Par ailleurs, le contexte international est mouvementé.

En bourse, le secteur « Pétrole et Gaz » dégage la deuxième plus forte hausse sectorielle après le secteur « Sylviculture & Papier ».

L'indice « Pétrole & Gaz » a, en effet, gagné plus de 23% depuis le début de l’année en cours. Cette hausse dépasse de loin celle du MASI qui peine à préserver ses 2% de gains annuels. (Voir graphique ci-dessous)

Evolution du secteur « Pétrole & Gaz » Vs. MASI

Source: La Bourse de Casablanca 

A la clôture de la séance de ce mardi 17 septembre, les deux valeurs qui composent l’indice « Pétrole & Gaz », à savoir Total Maroc et Afriquia Gaz avançaient respectivement de 31,85% à 1.213 DH et de 19,33% à 3.580 DH, en variation annuelle.

Evolution du cours de Total Maroc

Graph Total Maroc P


Evolution du cours d’Afriquia Gaz

Graph Afriquia Gaz P

Total Maroc, un titre qui fait l’unanimité chez les Brokers

Total Maroc est une valeur qui bénéficie de l’avis favorable des sociétés de bourse de la place.

                    >>> Lire aussi : Total Maroc : le titre a encore du potentiel en bourse (analyste)

Noufel Aouragh, analyste chez M.S.IN nous livre son analyse : « Après la baisse enregistrée au deuxième semestre 2018, suite aux craintes des investisseurs sur le retour au plafonnement des marges des distributeurs pétroliers, la valeur Total Maroc semble avoir retrouvé sa tendance haussière à partir du mois de février 2019. Cette reprise est liée à l’avis prononcé par le conseil de la concurrence ».

A rappeler que le Conseil de la concurrence désapprouve le plafonnement des marges et considère que la libéralisation des prix a été mal préparée. Il recommande de réactiver l'activité raffinage, d'ouvrir l'activité stockage aux indépendants et de lever les barrières d'entrée à l'activité "station-service".

Les analystes de MSIN valorisent le titre à 1.310 DH avec un PER de 14,33x, un P/B de 5x et un D/Y de 4,5%.

L’action s’échange actuellement à 1.213 DH, dégageant ainsi un potentiel de hausse d’à peu près 8%. «Nous recommandons donc d’accumuler le titre Total Maroc dans les portefeuilles », recommande M.S.IN.

Pour sa part, BMCE Capital avait publié une note d’analyse portant sur la valeur Total Maroc, en février dernier, où elle reste positive quant à l’évolution du titre même dans le cas de l’application des mesures de plafonnement des marges des distributeurs pétroliers par le gouvernement.

                 >>> Lire aussi : Total : après l'avis du Conseil de la Concurrence, BMCE Capital recommande d’accumuler le titre dans les portefeuilles

‘’L’impact de cette décision sur Total Maroc devrait être limité grâce à sa politique innovante permettant d’augmenter la part des produits à forte marge dans les ventes de la société''. Avaient souligné les analystes de BMCE.

Il reste à savoir si les analystes vont maintenir leur recommandation d’accumuler le titre dans les portefeuilles après la publication des résultats de Total Maroc en sachant que son résultat net devrait baisser de 30% au premier semestre 2019, malgré la progression de ses ventes.

Le groupe avait expliqué ce repli par, entre autres, un effet de stock négatif.

Attention, il faut apporter un gros bémol à tout ce qui précède: Total Maroc encourt une sanction par le conseil de concurrence comme l'explique Médias24 dans des révélations publiées le mardi 17 septembre 2019. Plusieurs sociétés de distribution pétrolière encourent en effet une telle sanction suite à une enquête au sujet de la possible existence d'une entente sur les prix.

Afriquia Gaz, un titre qui est délaissé par les analystes

Le titre Afriquia Gaz est délaissé par les analystes de la place. 

En cause, « Afriquia Gaz est titre qui est illiquide en bourse », nous affirme Noufel Aouragh qui nous indique que cette valeur n’est pas couverte par M.S.IN.

Mais elle reste « une valeur de fond de portefeuille », comme nous l’avait souligné un analyste dans un papier précédent

Afriquia Gaz dégage un chiffre d'affaires consolidé en hausse de 9,2% en glissement annuel à 1,85 milliard de dirhams. Sur tout le semestre, il a augmenté de 5,3% à 3,4 milliards de dirhams.

En analysant le comportement des deux valeurs en bourse, l’évolution de l’indice « Pétrole & Gaz », et l’avis des analystes de la place, la dissipation des craintes des investisseurs par rapport à la problématique de plafonnement des marges des pétroliers se confirme.

Toutefois, le contexte international est mouvementé. Il pourrait dicter une autre trajectoire pour les distributeurs pétroliers marocains.

Le pétrole est au cœur de l’actualité

Les cours du pétrole se sont enflammés le lundi 16 sptembre avant de chuter le lendemain mardi 17 septembre, après les attaques de drones qui ont ciblé l’approvisionnement en pétrole de l’Arabie Saoudite. 

               >>> Lire aussi : Les cours du pétrole s'envolent après les attaques de drones en Arabie Saudite

Cette attaque a provoqué une réduction brutale de production de 5,7 millions de barils par jour, soit environ 6% de l'approvisionnement mondial, d’après l’AFP.

Le prix du baril américain WTI qui oscillait autour de 54 dollars le vendredi 13 septembre a augmenté de plus de 11% pour tourner autour de 60 dollars pour le baril au moment où ces lignes sont écrites. (Voir graphique ci-dessous)

Evolution du cours du baril de pétrole

Source : Investing

D’après notre analyste, « cette hausse du prix pourrait impacter les marges des distributeurs nationaux vu qu’on est dans un contexte ne favorisant pas l’augmentation des prix de vente à la pompe ». Mais l'impact dépend de la durée de la hausse du cours international. Or, les cours ont chuté le mardi 17 septembre.

Et de continuer : « le prix du pétrole à la pompe a atteint déjà un niveau suffisamment élevé par rapport au pouvoir d’achat des citoyens. Il serait donc difficile de le revoir à la hausse sans pour autant toucher aux marges ». Un argument qu'il faut garder à l'esprit en cas de grosses tensions diplomatiques ou de guerre dans le Golfe.

Pour le moment, il n’y a pas de visibilité par rapport à l’évolution future du secteur analysé.

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