Tableau de bord

le 18/10/2019
MASI
MADEX

MASI Pts

medias24

Regroupant les onze plus importantes capitalisations de la place casablancaise, l'indice marocain a perdu 6,9% en 2018. Son indice de référence, composé de valeurs cotées sur 29  marchés pré-émergents ou "frontiers", a lâché sur la même période plus de 16%. Le marché casablancais rémunère mieux également en termes de dividendes, mais reste toutefois plus cher et plus volatil que ses comparables internationaux. 

Indices MSCI : Casablanca fait mieux que le "Frontier Markets"

Par Abir Labied | LE 15-01-2019 
Regroupant les onze plus importantes capitalisations de la place casablancaise, l'indice marocain a perdu 6,9% en 2018. Son indice de référence, composé de valeurs cotées sur 29 marchés pré-émergents ou "frontiers", a lâché sur la même période plus de 16%. Le marché casablancais rémunère mieux également en termes de dividendes, mais reste toutefois plus cher et plus volatil que ses comparables internationaux.

Le MSCI Morocco affiche en 2018 une contre-performance de 6,98% après avoir réalisé des gains de 35,5% et de 11,8% sur les deux dernières années.

Regroupant les 11 plus importantes capitalisations, l'indice marocain fait toutefois mieux que son indice de référence, le MSCI Frontier Markets. Ce dernier affiche une performance négative de 16,2% à fin 2018, après des progressions de 32,3% en 2017 et de 3,16% en 2016.

Voici l'évolution du MSCI Morocco et du MSCI Fontier Markets entre fin 2003 et fin 2018:

Source: MSCI Morocco, note décembre 2018

Le marché marocain reste aussi plus volatil que le Frontier Markets. Pour le MSCI Morocco, l’écart-type constaté durant ces trois dernières années ressort à 14,39%, un niveau plus important que celui des marchés frontières  qui est de 12,02%.

Malgré sa cherté, le marché marocain rémunère mieux

En termes de rendement de dividende, l’indice couvrant approximativement 85% du flottant du marché marocain surpasse légèrement son indice de référence avec un dividend-yield de 4,36% en 2018 contre un rendement de 4,06% pour le Frontier Markets.

Cela dit, le marché marocain reste cher puisqu’il affiche un PER (Price-earning ratio) de 18,8 fois les bénéfices, soit un niveau supérieur à celui du Frontier Markets dont le PER ressort à 12,52 fois.

Pour rappel, après 10 ans de présence dans l’indice MSCI Emerging Markets, le Maroc avait été déclassé en novembre 2013 dans la catégorie Frontier Markets (marchés naissants ou pré-émergents). L’illiquidité des actions marocaines a été le principal motif de rétrogradation.

Les Frontier Markets sont moins développés en termes de taille, de liquidité et d’accessibilité que les marchés émergents. Ils demeurent soumis à divers risques spécifiques aux pays et à des niveaux de volatilité élevés.

Le MSCI Frontier Markets englobe 29 pays dont le Kuwait (22,98%), l’Argentine (16,5%), le Vietnam (15,41%) et le Maroc (8,16%).

Maroc Telecom figure parmi les 10 plus importantes capitalisations composant l’indice international avec un poids qui s’élève à 2,35% à fin 2018.

Pour sa part, le MSCI Morocco compte 11 valeurs dont Maroc Telecom qui représente 28,8%, Attijiariwafa Bank avec une pondération de 21,4%, LafargeHolcim avec 14,6%, BCP et BMCE Bank avec des poids respectifs de 7,68% et 7,61%. 

 

Page d'accueil Bourse