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La firme de recherche basée à Tunis estime que le titre est surévalué par rapport à ses fondamentaux. Et espère une petite correction pour que l’action retrouve des niveaux de valorisation plus attractifs. En attendant, elle conseille aux investisseurs de réduire leur exposition sur le titre.

Attijariwafa bank : Alpha Mena recommande de réduire le titre dans les portefeuilles

Attijariwafa bank : Alpha Mena recommande de réduire le titre dans les portefeuilles
Dar Al Moukawil à Casablanca, ces unités d'AWB destinées à former et assister les TPE.
M. M.  | LE 10-12-2019 10:56
La firme de recherche basée à Tunis estime que le titre est surévalué par rapport à ses fondamentaux. Et espère une petite correction pour que l’action retrouve des niveaux de valorisation plus attractifs. En attendant, elle conseille aux investisseurs de réduire leur exposition sur le titre.

En septembre Alpha Mena recommandait d’accumuler le titre dans les portefeuilles. Mais sa position a été revue en se basant sur les résultats du troisième trimestre, qui semble-il ont déçu son équipe d’analystes.

Ces derniers estiment désormais que le titre est surévalué sur le marché. Et qu’il gagnerait à baisser pour retrouver des niveaux de valorisation attrayants.

Un cours cible de 485 DH sur six mois

Leurs calculs font ressortir un cours cible de 485 DH pour les six prochains mois.

En septembre, le cours cible calculé par la même firme était de 496 DH. C’est 9 DH de moins que la valorisation actuelle.

Graph Attijariwafa Bank P

Alpha mena recommande ainsi aux investisseurs de réduire leur exposition sur le titre, en attendant des jours meilleurs.

Cet avis peut surprendre quand on connaît la solidité du groupe bancaire et le rythme soutenu de la croissance de ses revenus.

A fin septembre 2019, le PNB de la banque a augmenté de 5%, malgré un contexte économique assez tendu. Son RBE a progressé de 5,2%. Idem pour le RNPG qui a signé une croissance de 4,1%, tout en prenant en compte plusieurs éléments hors activité, comme le nouvel impôt sur la cohésion sociale, la décote consentie aux salariés lors de l’augmentation de capital de décembre 2018 ou encore l’application de la norme IFRS 16.

Hormis ces éléments exceptionnels, les bénéfices d’Attijari auraient progressé de plus de 8%.

L’argumentaire d’Alpha Mena

Qu’est ce qui motive donc l’avis d’Alpha Mena ?

Plusieurs éléments selon Ranya Gnaba, analyste chez la firme.

"La révision à la baisse de notre modèle tenant compte des réalisations des neuf mois de 2019 a réduit notre objectif de cours. Les réalisations de ces neuf mois sont positifs mais inférieures à nos attentes notamment en termes du coût du risque et de croissance du PNB", nous explique-t-elle.

Le coût du risque à fin septembre s’est pourtant amélioré par rapport à la même période de l’année dernière, passant de 1,42 à 1,35 milliard de dirhams d’une année à l’autre. Mais cela reste insuffisant, estime Alpha Mena.

"Ce même scénario a été maintenu pour les prochaines années (2010 et 2021) tenant compte d’un contexte de taux baissier (défavorable à la génération des revenus) et de l’adoption de l’IFRS 9 impliquant la ré-appréciation du risque et de couverture", ajoute Ranya Gnaba.

Un titre qui surperforme de (très) loin le secteur

Voici ce qui pousse donc Alpha Mena à réévaluer à la baisse le potentiel de croissance du titre. Et à estimer qu’il est actuellement surévalué sur le marché.

Surtout que l’action a progressé en 2019 de manière déconnectée par rapport à ses fondamentaux et à la croissance de ses bénéfices.

Cotant actuellement à 481 DH, le titre affiche un YTD de 6,21%, soit 4,5 points de plus que la performance de l'indice sectoriel des banques (1,73%).

Une surperformance réalisée entièrement entre avril et juin, où l’action ATW avait pris plus de 14%, passant en moins de deux mois de 425 à 487 DH.

Deux mois où, rappelons-le, des achats massifs ont été réalisés sur la valeur, non pour capter ses perspectives de croissance, mais pour permettre simplement aux OPCVM de s’aligner sur les nouvelles règles de pondération des portefeuilles édictées par les autorités du marché.

Une croissance artificielle qui mérite correction

Des règles qui ont donné le feu vert aux investisseurs pour dépasser la limite de 10% de l’actif net à investir dans une seule société cotée quand celle-ci pèse plus de 10% de l’indice.

Une autorisation spéciale qui était censée faciliter le placement des titres de l’OPV Maroc Telecom et qui a profité par ricochet à l’autre grosse big cap du marché, Attijariwafa bank.

Une correction de cette exceptionnelle envolée serait donc salutaire, estime Alpha Mena.

"Notre objectif de cours et ainsi notre avis dépendent du cours spot de l’action (une baisse de la valorisation peut être vue comme une opportunité). Une surprise à la fin de l'année et/ou des guidances plus positives pour les années à venir peuvent nous amener à réviser à la hausse notre modèle", explique ainsi Ranya Gnaba.

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