Séance du 18/09/2020

Indices

MASI
MADEX

MASI Pts

Les plus fortes variations

medias24

La hausse du coût du risque et des frais généraux, ainsi que l'octroi du dons au Fonds Covid-19, ont complètement annulé l'effet de la hausse appréciable du produit net bancaire.

BCP : chute de moitié du bénéfice consolidé au 1er semestre

B.B. | LE 29-07-2020 
La hausse du coût du risque et des frais généraux, ainsi que l'octroi du dons au Fonds Covid-19, ont complètement annulé l'effet de la hausse appréciable du produit net bancaire.

Dans un communiqué post conseil d’administration, publié le 29 juillet, le groupe Banque Populaire présente ses résultats au premier semestre 2020. Il annonce d'emblée la conjoncture difficile auquel il a fait face : « Durant le premier semestre 2020, le Groupe Banque Centrale Populaire (BCP) a fait face à une crise économique, d’ampleur inédite, suite au confinement des populations pour endiguer la propagation de la pandémie COVID-19 ».

Malgré un Produit net bancaire en hausse de 13,9%, à 10 milliards de dirhams, « tiré par l’effet combiné du changement de périmètre suite à l’intégration des nouvelles filiales africaines acquises au T4-2019 et du redressement des activités de marché au T2-2020 », les indicateurs clés sont dans le rouge.

En effet, le résultat net consolidé a chuté de près de moitié (48%), à un peu plus de 1 milliard de dirhams, quand le résultat net part groupe a plongé de 38%, à 1 milliard de DH également.

En cause, le coût du risque consolidé a augmenté à 3 milliards de dirhams en anticipation des impacts de la pandémie. « Le coût du risque du T2-2020 a été partiellement aggravé par la faiblesse du recouvrement, attribuable au confinement de la population dans les différents pays d’implantation du Groupe », indique le communiqué.

De plus, le groupe annonce qu'il affectera un milliard de dirhams supplémentaire au fonds de soutien, dont l’encours s’établit désormais à 4,4 milliards de dirhams. Par ailleurs, 200 millions de dirhams de provisions pour risques généraux seront injectés, portant désormais le stock à 4,8 milliards de dirhams.

Hormis le coût du risque, les frais généraux ont fortement augmenté de 23% à 5,4 milliards de dirhams, « intégrant notamment une charge exceptionnelle de 500 millions de dirhams, liée à l’intégration au prorata de l’année du don COVID-19 ». Hors impact du don, les charges progressent de 3%.

La performance du PNB s'explique par une bonne dynamique commerciale : les dépôts du Groupe se sont renforcés de 5,7% par rapport à fin 2019 pour s’établir à 327 milliards de DH, tandis que les crédits ont légèrement progressé de 1%, à 261 milliards de dirhams. La performance des filiales, notamment internationales, y a contribué.

Le communiqué du groupe précise également que durant la période de crise, il a procédé au traitement de plus de 18.000 dossiers de demande Damane Oxygène et octroyé un montant global de 3,5 milliards de dirhams de prêts. Il a également reporté les échéances de crédit de 80.000 clients.

Aller à