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Les opérateurs des marchés financiers ont besoin de temps pour bien assimiler le projet de loi de finances rectificative qui vient d’être dévoilé. Mais quelques uns affirment déjà que l’incertitude et le manque de visibilité persistent sur les marchés. Dans ces conditions, les investisseurs ne pourront pas faire facilement des arbitrages pour leurs placements. 

Marchés financiers : malgré la publication du projet de loi de finances rectificative, les investisseurs n’ont toujours pas de visibilité

Par M. Ett. | LE 12-07-2020 
Les opérateurs des marchés financiers ont besoin de temps pour bien assimiler le projet de loi de finances rectificative qui vient d’être dévoilé. Mais quelques uns affirment déjà que l’incertitude et le manque de visibilité persistent sur les marchés. Dans ces conditions, les investisseurs ne pourront pas faire facilement des arbitrages pour leurs placements.

Tant attendu, le projet de loi de finances rectificative (PLFR), qui a été dévoilé mercredi 8 juillet, semble ne pas apporter la visibilité qui était espérée par les investisseurs et qui devait leur permettre de prendre des décisions de placements sur les marchés financiers.

Parmi les grandes lignes fixées par le PLFR -et qui ont créé un débat dans la sphère économique-, il y a lieu de citer la baisse des dépenses d’investissement et de fonctionnement  qui intervient au moment où une relance par les dépenses publiques était souhaitée. 

De plus, même après la détérioration de plusieurs secteurs à cause de la crise du Covid-19 –dont une grande partie est représentée à la cote casablancaise (immobilier, construction, tourisme,…)-, les mesures de relance sectorielles ne sont toujours pas dévoilées. Les investisseurs voulaient voir les secteurs qui vont être soutenus pour pouvoir faire un arbitrage sur le marché. 

Et le programme de privatisation, dont une partie aurait pu passer par la bourse et ainsi redynamiser le marché qui a un besoin impératif de papier frais, n’aura pas lieu en 2020. L'opération est reprogrammée pour les années 2021 et 2022, en raison du contexte actuel marqué par la pandémie de la Covid-19, des conditions de marché, ainsi que des délais légaux et réglementaires et des procédures nécessaires à la réalisation des opérations de privatisation, précise-t-on.

>>> Lire aussi : La réactivation du programme des privatisations profitera-t-elle à la Bourse de Casablanca ?

Selon le directeur d’une société de gestion d'actifs de la place, préférant s’exprimer sous couvert d’anonymat, « c’est trop tôt pour sortir avec des conclusions. Le PLFR vient d’apparaitre. Il est en cours de lecture par les opérateurs du marché ». 

Et d’ajouter : « Pour le moment, ce n’est pas évident d’avoir une impression générale de l’impact de la loi de finances sur la situation économique du pays. Mais, on peut s’intéresser à quelques grandes lignes de cette loi de finances notamment la préservation de l’emploi, la relance économique à travers de la refonte de CCG et le renforcement de l’investissement budgétaire. Néanmoins, il faut attendre la publication des mesures sectorielles afin de pouvoir les évaluer et anticiper leur impact sur les secteurs affectés par la crise du Covid-19 ».

« Le mot d’ordre qui prime dans cette période est l’incertitude. Il faut du temps pour que la loi de finance puisses bousculer cet état d’esprit », conclut notre interlocuteur. 

Sur le même registre, un membre du directoire d'une banque de la place estime que « le PLFR publié n’apporte pas grand-chose en terme de visibilité pour les marchés financiers. Pour le moment, les investisseurs ne peuvent pas réagir sur la base de ce qui a été publié. Du coup, l’impact de ce projet de loi n’est toujours pas visible sur le marché boursier ». 

D’ailleurs, la bourse de Casablanca a clôturé les deux séances de cotation qui a ont suivi la publication du PLFR sur de très petites variations. La volumétrie des échanges demeure très faible, tournant autour de 40 millions de DH. Cela témoigne de l’attentisme persistant des investisseurs.

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