Séance du 27/05/2020

Indices

MASI
MADEX

MASI Pts

Les plus fortes variations

medias24

L’actif net global des OPCVM a dégagé une perte de 11,01 milliards de DH pendant la semaine allant du 27 mars au 3 avril. Elle s’explique en grande partie par le recul des fonds Actions à cause de la chute des cours à la bourse de Casablanca. Les fonds Obligations ne peuvent pas profiter de cette situation à cause du manque de visibilité qui pèse sur le marché des taux.

OPCVM : dépréciation de l’actif net global à cause de la chute de la bourse et du manque de visibilité sur le marché des taux

Par M. Ett. | LE 07-04-2020 
L’actif net global des OPCVM a dégagé une perte de 11,01 milliards de DH pendant la semaine allant du 27 mars au 3 avril. Elle s’explique en grande partie par le recul des fonds Actions à cause de la chute des cours à la bourse de Casablanca. Les fonds Obligations ne peuvent pas profiter de cette situation à cause du manque de visibilité qui pèse sur le marché des taux.

L’actif net global des OPCVM s’est déprécié de 2,31% pendant la période allant du 23 mars au 3 avril 2020 pour s’établir à 465,12 milliards de DH, selon les données de l’Association des sociétés de gestion et fonds d’investissement Marocains (ASFIM), relayées par LeBoursier à travers ce lien.

L’Actif net global des OPCVM a ainsi perdu 11,01 milliards de DH en une semaine !

Depuis le début de l'année, il a cédé 1,16%, soit une perte de 5,45 milliards de DH après avoir été en hausse durant les premiers mois de l’année en cours.

La contre-performance des OPCVM s’explique aussi bien par la baisse des fonds Actions et par celles des fonds Obligations.

Sur la partie Actions, les OPCVM ont perdu 18,97% de leurs actifs, soit une perte de 7,2 milliards de DH cumulée depuis le début de l’année 2020.

En YTD, la baisse du MASI est supérieure à celle des OPCVM Actions. Elle se situe à 22,81% au 3 avril 2020.

Entre le 27 mars et le 3 avril, l'actif net des fonds actions a baissé de 3,43% pour se situer à 30,77 milliards de DH, soit une baisse de 1,09 milliard de DH en une semaine.

L’évolution hebdomadaire des fonds Actions est très proche de celle du MASI. Le principal indice de la cote casablancaise a cédé 3,57% pendant la période analysée. 

D’après un gestionnaire de fonds de la place, « A la fin du premier trimestre de cette année, il n’y a pas eu un fort mouvement de rachat des OPCVM Actions. Ainsi, la dépréciation des OPCVM actions est imputée pratiquement en totalité à la baisse des cours à la bourse Casablanca ».

Tous les fonds actions dégagent des valeurs liquidatives négatives depuis le début de l’année 2020.

La moyenne des contre-performances des fonds Actions se situe à 21,42%, légèrement inférieure à celle du MASI au 3 avril (-22,81%).

La plus forte baisse a été enregistrée par le fonds IRGAM Srategie, géré par IRG Asset Management. Sa valeur liquidative a chuté de 61,19% pendant la période retenue. 

La baisse la moins importante des valeurs liquidatives des fonds Actions a été enregistrée par le fonds RMA Expansion, géré par RMA Asset Management. Ce fonds a baissé de 13,04%.

Le manque de visibilité pèse sur le marché des taux

Pour leur part, Les fonds Obligations Court terme (OCT) enregistre une baisse d'actif « normale et périodique » selon notre source, « car elle s’explique par la période des arrêtés comptables de fin du premier trimestre qui est marquée par des aller-retour des investisseurs ».

Malgré la baisse des fonds Actions, les OPCVM Obligations en général n’ont pas connu d’engouement de la part des investisseurs. Cela s’explique par le fait que le contexte global, marqué par la crise causée par la propagation du Coronavirus, n’est pas propice pour la prise de décision d’investissement. 

« Ce n’est pas parce que le marché actions a baissé qu’on va se diriger vers le marché des taux. Ce n’est pas aussi simple que ça », commente notre interlocuteur.

Et d’expliquer : « en ce moment, il y a beaucoup d’incertitudes. On ne sait pas par exemple ce que le Trésor va faire de son déficit. On n’a pas de visibilité sur l’évolution de la balance des paiements qui pourra impacter la liquidité. Il ne faut pas oublier que cette année [à cause de l’impact du Covid-19, ndlr] on n’aura ni IDE ni recettes de voyages. Certes, on va bénéficier d’un effet pétrole bon marché mais en face on aura moins d’exportations d’automobiles. 

« Ce contexte explique le manque de dynamisme du marché des taux. Il y a pas mal d’opérateurs qui ont du cash mais qui préfèrent le garder. Tant qu’ils n’ont pas de visibilité, ils ne vont pas prendre des décisions d’investissement », conclut-il.

Aller à