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Lors d’un point de presse organisé ce mardi 25 février, Ludovic Subran, économiste en chef du Groupe Allianz, a livré son analyse des perspectives économiques du Maroc pour l’année 2020 en tenant compte d’un contexte international difficile. 

Croissance économique au Maroc : pas plus de 2% en 2020, selon Allianz

Par M. Ett. | LE 25-02-2020 
Lors d’un point de presse organisé ce mardi 25 février, Ludovic Subran, économiste en chef du Groupe Allianz, a livré son analyse des perspectives économiques du Maroc pour l’année 2020 en tenant compte d’un contexte international difficile.

Avec les incertitudes qui pèsent sur l’économie mondiale, notamment la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, la multiplication des foyers de tension liés aux revendications sociales, la mise en place de réglementations drastiques sur l'environnement et, enfin, le déclenchement de l’épidémie du coronavirus; "il y a peu de chance de voir le commerce international contribuer positivement à la croissance marocaine en 2020", a souligné Ludovic Subran, économiste en chef du Groupe Allianz, lors d’une rencontre organisé par l’assureur.

L'économie du Maroc devrait croître à un rythme modéré de 2% en 2020 (contre 2,4% en 2019) à cause de l’ensemble de ces incertitudes extérieures, selon les prévisions d’Allianz et Euler Hermes, présentées lors de cette rencontre. 

Ainsi, la croissance économique du Maroc devrait dépendre de ses propres forces, vu que ses principaux partenaires économiques font face à des difficultés.

L’économiste pense que, sur le plan budgétaire, le gouvernement devrait donner la priorité aux dépenses liées à l’éducation (72.4 milliards de DH), à la santé (18.6 milliards de DH), aux infrastructures et au soutien du pouvoir d’achat des ménages (6 milliards d’augmentation pour les salaires du public et +6 milliards d’aides aux catégories sociales défavorisées).

Selon lui, la consommation des ménages devrait être résiliente avec une croissance de 2,1% en 2020.

Globalement, le déficit public devrait se maintenir aux alentours de 3.5% du PIB en 2020. Il faudra attendre 2021 pour observer les premiers signes d’une baisse de la dette publique.

Par ailleurs, les conditions de crédit sont restées assez restrictives au vu de l’évolution de la dette au sein du secteur privé. L’économiste espère que le programme Intelaka changera la donne.

10 milliards de DH d’exportations supplémentaires en 2020

Allianz s’attend à 10 milliards de DH d’exportations supplémentaires en 2020 pour le Maroc, principalement "grâce à l’Espagne qui croit plus vite que la moyenne de la zone euro et qui en plus a décidé de mettre un peu plus d’argent dans les mains des consommateurs, selon l’économiste. 

Ces exportations supplémentaires porteront en grande partie sur les produits classiques du pays notamment les phosphates et les produits agricoles. 

"Les marocains restent sous-assurés"

S’agissant de l’épargne des ménages, "il y a une capacité à épargner assez stable au Maroc. Il y a surtout de l’épargne immobilière. L’épargne financière est très peu utilisée par les Marocains. Si elle existe, elle porte surtout sur l’assurance-vie, mais les marocains restent sous-assurés par rapport à leurs pères parce qu’ils ne savent pas comment gérer leurs produits d’épargne", commente Ludovic Subran. 

Il ajoute: "Il y a une faible responsabilisation autour de l’épargne. Il faut absolument travailler sur cet élément en misant sur l’éducation financière en simplifiant les messages autour des produits d’épargne et notamment comment faire de la microépargne et épargner chaque jour davantage".

Voici la retransmission live de cette rencontre: 

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