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Renaissance Capital a réuni plusieurs investisseurs institutionnels mondiaux ainsi que des entreprises marocaines à Marrakech pour tenter de conclure des deals. La banque d'affaires avance que le Maroc est une destination de plus en plus attractive pour l'investissement.

Renaissance Capital, une banque d’affaires russe, en quête d’opportunités au Maroc

Par S.E.H. | LE 22-01-2020 
Renaissance Capital a réuni plusieurs investisseurs institutionnels mondiaux ainsi que des entreprises marocaines à Marrakech pour tenter de conclure des deals. La banque d'affaires avance que le Maroc est une destination de plus en plus attractive pour l'investissement.

Renaissance Capital, une banque d’affaires russe novice sur le marché marocain, a organisé la deuxième édition de sa conférence annuelle dédiée à l’investissement en Afrique du Nord à Marrakech, ce 22 janvier.

Sur deux jours, la banque réunit plusieurs investisseurs institutionnels mondiaux provenant de l'île Maurice, Singapour, l’Afrique du Sud, la Suède, la Suisse, les Emirats Arabes Unis, le Royaume-Uni et les Etats-Unis; avec un total actif sous gestion supérieur à 2 milliards de dollars.

La conférence a également rassemblé diverses entreprises de la région MENA représentant plus de dix secteurs différents, du commerce de détail aux soins de santé, en passant par la finance et l’industrie. Parmi les participants marocains se trouvaient Zouhair Bennani, PDG du groupe Label' Vie; et Adil Douiri, patron de Mutandis.

Deux cents rencontres individuelles entre les entreprises participantes et les investisseurs précités ont été programmées. La conférence a également présenté aux participants un diagnostic de la compétitivité et l’industrialisation des pays de la région MENA, en exposant leurs atouts mais également leurs faiblesses.

"Pour le cas du Maroc, nous apprécions particulièrement le fait qu’il s’industrialise", a indiqué Amr Helal, CEO du bureau nord-africain de Renaissance Capital. "Nous pensons que l’économie marocaine peut croître de 4 à 5% dans un scénario de base dans les années 2020 et de 5 à 6% dans un scénario positif".

Pour sa part, l'économiste en chef de la banque d'affaires Charles Robertson a avancé que le Maroc pourra atteindre ces performances en termes de croissance s’il arrive à doubler son ratio des exportations par rapport au PIB: "Le taux d’emploi devra également dépasser les 70%, un niveau proche de celui de l’Union Européenne", a-t-il ajouté.

"Apporter des milliards de dollars au Maroc"

Fondée en 1995, Renaissance Capital a obtenu plusieurs prix comme celui de la banque d’investissement la plus novatrice des marchés émergents; et ce grâce à 450 spécialistes couvrant les marchés émergents et frontières.

Elle possède neuf bureaux à travers le monde, dont un au Caire en Egypte où la banque d’affaires a obtenu une licence pour opérer en 2017. C’est à partir de ce bureau que Renaissance Capital gère ses activités dans la région MENA, qu’elle considère comme un marché à fort potentiel.

"Nous sommes ravis d’organiser notre conférence annuelle des investisseurs d’Afrique du Nord au Maroc, qui reste l’un des pays les plus stables politiquement et économiquement de la région", a fait savoir Amr Helal, en ajoutant que le Maroc devient une destination de plus en plus attractive pour les IDE.

Cela étant, la banque d’affaires russe ne prévoit pas pour le moment l’ouverture d’un second bureau dédié à la région MENA au Maroc: "Le plus important pour le royaume n’est pas de venir ouvrir un bureau de Renaissance Capital , mais d’accompagner même de loin des deals qui lui apporteront peut être des milliards de dollars en investissements", a précisé Charles Robertson.

Dans ce sens, Renaissance Capital a participé à des opérations phares notamment en Egypte, telles qu’un Accelerated bookbuilding (une procédure de constitution d'un carnet d'ordres accélérée) d’un bloc d’ations du Crédit Agricole Egypte ; ainsi que l'introduction en Bourse d’e-finance, leader égyptien de la fintech.

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