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C’est le montant avancé par le ministère des Finances, qui prévoit d’alimenter régulièrement le marché en Sukuk. Les émissions souveraines serviront de référence aux banques participatives pour émettre leurs propres Sukuk.

Finance participative : L'Etat a l'ambition d'émettre 10 milliards de DH de Sukuk sur les prochaines années

Par Sara El Hanafi | LE 29-09-2018 
C’est le montant avancé par le ministère des Finances, qui prévoit d’alimenter régulièrement le marché en Sukuk. Les émissions souveraines serviront de référence aux banques participatives pour émettre leurs propres Sukuk.

L’écosystème de la finance participative se prépare à la première émission souveraine de Sukuk, qui aura lieu le 5 octobre prochain, et qui portera sur un montant de 1 MMDH levé sur le marché local.

Cette levée, relativement modeste, est la première d’un programme de sorties de l’Etat sur le marché des Sukuk qui s’étale sur plusieurs années, et qui porte sur un montant global de 10 MMDH, a fait savoir Fouad Harraze, Directeur Général d'Al Akhdar Bank (filiale du Crédit Agricole du Maroc), lors d'un débat sur les banques participatives organisé par nos confrères du quotidien Aujourd'hui Le Maroc, ce 28 septembre à Casablanca.

«C’est le montant qui est ressorti dans nos discussions avec le ministère des Finances, qui prévoit d’alimenter régulièrement le marché en Sukuk, en fonction des besoins des opérateurs», a précisé M. Harraze. Al Akhdar Bank fait partie des banques participatives désignées pour opérer en tant qu’intermédiaires financiers en Sukuk.

«Cette émission (ndlr, du 5 octobre) servira de référence pour les banques participatives qui émettront plus tard leurs propres Sukuk», a ajouté Mohamed Maarouf, Directeur général de BTI Bank (banque participative de BMCE Bank of Africa), qui participait au même événement.

Pour sa part, Abdessamad Issami, Président du Directoire d’Umnia Bank (filiale de CIH Bank), a indiqué que même si cette première émission sera en Dirham, et qu'elle se fera sur le marché local, elle permettra au Maroc d’améliorer sa visibilité en tant que place financière régionale : «Les Sukuk attireront davantage d’investisseurs qui désirent investir dans des instruments Sharia Compliant, notamment ceux en provenance des pays du Golfe».

La Mourabaha, un vrai boost pour l'immobilier

D'une autre part, Abdelmajid Bargach, notaire à Rabat, estime que l’avènement des financements participatifs a dynamisé les transactions immobilières : «Les banques participatives permettent maintenant de répondre aux besoins d’une catégorie d’acquéreurs qui ne pouvait pas s’offrir un logement par le passé», a-t-il fait remarquer.

Un engouement remarqué même en l’absence de l’assurance Takaful, qui s’assimile à l’assurance conventionnelle adossée aux crédits à l’habitat.

Mais si les banques participatives ont fait signer des engagements à leurs clients bénéficiaires de Mourabaha Immobilier de souscrire à l’assurance Takaful dès son lancement, et qu’à l’heure d’aujourd’hui elles octroient des financements sans assurance, Abdelmajid Bargach affirme qu’il conseille toutefois à ses clients de prendre une assurance conventionnelle, pour éviter d’éventuels aléas.

«Pour notre part, nous ne pouvons pas adosser une Mourabaha à une assurance conventionnelle, le CSO ayant interdit cette démarche", indique pour sa part M. Issami. "Aujourd’hui, en cas d’éventuels problèmes d’impayés, nous verrons comment gérer la situation, en concertation avec le bénéficiaire du financement. La finance participative, c’est aussi trouver des solutions à l’amiable, qui ne porteront préjudice ni au client ni à la banque».

«L’important est que nous ayons permis à des concitoyens de satisfaire des besoins, et que nous ayons contribué à une réelle inclusion financière, mesurée aujourd’hui par un encours de 2,4 MMDH de financements participatifs attribués», a-t-il ajouté.

M. Issami a par ailleurs indiqué que jusqu'aujourd'hui, près de 50.000 comptes sont ouverts chez les banques participatives.

Il ajoute: "Il y a également d'autres acquis: l'apport en capitaux étrangers par les banques internationales, qui ont pris des participations dans les banques marocaines, se mesure à près de 80 millions dollars. L'industrie a également recruté près de 500 personnes, en plus des infrastructures qui se sont mises en place en termes de formation, et qui ont permis à cette industrie de se développer".

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