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Les Commissaires aux comptes (CAC) d'Alliances ont émis des réserves sur des éléments pouvant avoir un impact direct sur les charges de la société et donc sur le résultat de 2017. Ahmed Ammor, Directeur général du groupe immobilier, affirme que les comptes reflètent une image fidèle de la situation de l'entreprise.

Alliances s’explique sur les réserves émises par ses commissaires aux comptes

Par Sara El Hanafi | LE 04-04-2018 
Les Commissaires aux comptes (CAC) d'Alliances ont émis des réserves sur des éléments pouvant avoir un impact direct sur les charges de la société et donc sur le résultat de 2017. Ahmed Ammor, Directeur général du groupe immobilier, affirme que les comptes reflètent une image fidèle de la situation de l'entreprise.

Dans leurs attestations d'examen limité accompagnant les comptes de l’exercice 2017 du groupe Alliances, les commissaires aux comptes du groupe immobilier, à savoir Deloitte et A.Saaidi et Associés, ont émis des réserves quant à des échéances relatives à des titres de créance émis par le groupe, échus mais non payés. Une autre réserve a été émise sur l’actualisation de la valorisation d’un projet immobilier en cours d’Alliances Darna, filiale du groupe.

Deux éléments qui ont forcément, en théorie, un impact sur les charges de la société et donc sur le résultat de 2017 (constitution de provisions supplémentaires, éventuels coûts pour l'actualisation de la valorisation du projet immobilier en question, etc.)

Ahmed Ammor, Directeur général d'Alliances, avance qu'il n'y a aucun impact. Pour la première réserve émise sur les titres de créances échus, il répond: "Les titres de créances évoqués par les CAC représentent le 1,9 MMDH qui reste de la dette privée d'Alliances, et qui a fait l'objet d'un reprofilage. Tous les intérêts relatifs à ces titres de créances ont été provisionnés".

Il précise que les protocoles relatifs à ce reprofilage ont déjà été signés en 2017, mais qu'à la fin de l'exercice en question Alliances n'avait pas encore obtenu le visa de l'AMMC pour cette opération. Celui-ci n'a été délivré que le 7 mars de cette année: "Il est donc normal que les CAC maintiennent leurs réserves concernant les titres échus et non payés", indique M. Ammor.

Notre interlocuteur ajoute: "C'est normal que les CAC portent à la connaissance du public que des dettes n'ont pas été payées, ces réserves ont été émises depuis qu'Alliances s'est retrouvée dans l'incapacité de payer ses créanciers. Les CAC mentionnent toutefois que la restructuration financière de cette dette est en cours".

Cette restructuration a d'ailleurs permis à Alliances de réduire sa dette globale de 8,5 MMDH début 2015, à 1,1 MMDH de dette bancaire, en plus du 1,9 MMDH de la dette privée précitée. Et selon les estimations du groupe, la dette bancaire sera entièrement remboursée fin 2018.

"L’endettement net global du Groupe ne sera que de 2 MMDH au 31 décembre 2018 après extinction de la quasi-totalité de la dette bancaire du Groupe. Ledit montant, composé principalement de la dette privée, sera reprofilé", avait indiqué Ahmed Ammor lors d'un point de presse tenu ce 3 Avril à Casablanca.

Quant à la seconde réserve émise par les commissaires aux comptes, qui concerne la non-actualisation de la valorisation d'un projet immobilier en cours, M. Ammor avance que cette non-actualisation n'a pas d'impact significatif sur le résultat.

"Les actualisations que nous faisons sont celles qui ont un impact significatif sur les comptes. Comme il y a presque une quarantaine de projets en cours, c'est un travail technique colossal", explique M. Ammor.

"L'actualisation de la valorisation a donc été faite pour les projets dont le changement de valorisation a un impact important sur le résultat. Un projet en particulier n'a pas été actualisé car il est en stade de finalisation, et le management qui suit les projets estime qu'il n'y a pas d'impact ni d'enjeu majeur sur le résultat pour retravailler tout le montage financier", conclut-il.

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