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L'agence de notation Moody's a délivré la note "Ba1 stable" à l'emprunt international du Maroc, libellé en euros. Elle souligne par ailleurs les risques qui peuvent influencer négativement le profil du Maroc.

Moody's note positivement le futur emprunt international du Maroc (Ba1 stable)

 | LE 22-11-2019 
L'agence de notation Moody's a délivré la note "Ba1 stable" à l'emprunt international du Maroc, libellé en euros. Elle souligne par ailleurs les risques qui peuvent influencer négativement le profil du Maroc.

Moody's Investors Service a attribué, le mercredi 20 novembre, la note "Ba1 stable"  à l'emprunt international qui sera lancé par le Maroc prochainement. Cet emprunt va porter sur un montant d'au moins 1 milliard d'euros.

L'échéance de cet emprunt sera de 12 ou de 20 ans, sous réserve des conditions du marché. Moody's souligne que la notation a été initiée par Moody's Investors Service et n'a pas été demandée par l'entité notée.

"La notation de l'émetteur reflète également la force modérée institutionnelle du pays, reconnaissant les politiques macroéconomiques et les réformes fiscales cohérentes du gouvernement mises en œuvre au cours des dernières années, malgré le ralentissement de la mise en œuvre de la réforme fiscale pour le soutien de la stratégie de développement social ciblée reflétée dans le budget 2020", souligne l'agence de notation.

Par ailleurs, Moody's note la résilience budgétaire du pays, en lien avec le niveau de l'endettement du Trèsor qui est, selon l'agence, risqué mais reste "abordable". Moody's prévoit que l'endettement du Trésor devrait atteindre environ 65% du PIB en 2019. 

Les risques qui pourraient peser sur le profil du Maroc

"La sensibilité modérée du Maroc face aux événements risqués dépend principalement du risque du secteur bancaire en raison du développement des activités des trois plus grandes banques en Afrique subsaharienne, principalement via l’acquisition de banques locales. Le système bancaire est bien capitalisé mais reste exposé aux risques de concentration, avec les créances en souffrance qui reprèsentent 7,7% du total des prêts à fin septembre 2019, contre de 5% en 2012. Ces défis sont atténués par des exigences de fonds propres et de provisionnement plus strictes, en plus de la mise en place de normes de supervision plus rigoureuses", continue la note. 

Aussi, selon Moody's "l'importance du secteur agricole dans la production nationale et l'emploi expose le profil du Maroc au risque environnemental. Par exemple, la grave sécheresse de 2016 a réduit les rendements céréaliers d'environ 70% ce qui a entraîné une baisse de la production agricole d’environ 10%, avec un impact concomitant sur la croissance, les importations et la des prix. L’orientation stratégique du gouvernement vers les sources d’énergie renouvelables, notamment l’énergie solaire et éolienne, vise également à réduire la dépendance du pays à l’égard des importations de carburants et à réduire sa vulnérabilité à risques liés au climat".

Les risques sociaux ne sont pas écartés. Spécialement le "problème de chômage structurel associé à un PIB par habitant relativement faible ce qui a déclenché par le passé des manifestations sociales. Les problèmes sociaux restent en tête de l'agenda politique après les manifestations de 2016-2017 dans la région du Rif et dans l'ancien ville de Jerada dans le nord du pays".

Par ailleurs, les risques liés à la gouvernance n'ont pas une grande influence sur le profil du Maroc. "Les autorités font souvent rapport sur les comptes nationaux et extérieurs, ainsi que sur l’exécution du budget. Le gouvernement fait également rapport régulièrement sur la situation financière des entreprises d’État", indique l'agence.

          >>> Lire aussi : Fitch note le futur emprunt international du Maroc "BBB-" et révèle qu'il sera libellé en euros

 

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