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Considérée comme une technologie disruptive, la Blockchain est étudiée par les Banques centrales entre autres pour les "StableCoins", qui bénéficient des mêmes avantages que les crypto-actifs, mais lient leur valeur à des actifs réels.

BAM accueille l'Africa Blockchain Summit et réfléchit aux "StableCoins"

 | LE 21-11-2019 
Considérée comme une technologie disruptive, la Blockchain est étudiée par les Banques centrales entre autres pour les "StableCoins", qui bénéficient des mêmes avantages que les crypto-actifs, mais lient leur valeur à des actifs réels.

Dans le cadre de la célébration du 60ème anniversaire de Bank Al-Maghrib, celle-ci a organisé ce 21 novembre, conjointement avec Paris Europlace et le soutien des sociétés HPS et Talan, la seconde édition de l’Africa Blockchain Summit, un évènement dédié à la technologie Blockchain en Afrique et son potentiel aussi bien pour les banques centrales que pour le système financier dans son ensemble.

Révélée au monde grâce au Bitcoin, en 2009, la Blockchain est de loin la technologie la plus disruptive de cette décennie, et est souvent présentée comme une innovation aussi importante que la naissance d’Internet. Pour les Banques centrales, il s’agit d’aborder la technologie de la blockchain pour les "StableCoins", qui bénéficient des mêmes avantages que le Bitcoin et les autres crypto-actifs, mais apportent une réponse au caractère volatil de ces derniers en liant leur valeur à des actifs réels.

"Les réactions de plusieurs banques centrales et autorités publiques à l’annonce de l’émission du LIBRA par Facebook constituent en elles-mêmes un indicateur de l’importance de la problématique", a avancé Abdellatif Jouahri, Gouverneur de la Banque centrale, lors de son allocution d'ouverture.

Le G7 s’est d’ailleurs empressé de mettre en place un groupe de travail pour examiner les challenges, les gains potentiels et les risques associés aux émissions de StableCoins : "Ce groupe de travail précise dans son rapport publié il y a un mois, que les StableCoins pourraient apporter des améliorations aux paiements transfrontaliers qui demeurent lents, chers et opaques même dans les pays les plus avancés qui disposent de systèmes de paiement domestiques quasi instantanés et à coûts réduits", a ajouté M. Jouahri.

Cependant, l’émission des StableCoins comporte également plusieurs risques liés notamment au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme, à la cyber résilience et à la protection des consommateurs et des investisseurs.

Toujours du côté des banques centrales, les études et les expérimentations s’accélèrent pour explorer la possibilité de proposer une sorte d’évolution de la monnaie classique qui pourrait avoir la forme digitale des crypto-actifs tout en étant une une monnaie à part entière. On parle alors des Monnaies Digitales de Banques Centrales (Central Bank Digital Currency - CBDC).

"Une enquête qui avait été menée en 2018 a pu ressortir qu’environ 70% des banques centrales interrogées avaient entamé des travaux plus ou moins avancés concernant les CBDC", a ajouté le Wali de Bank Al-Maghrib.

Celui-ci a indiqué que son institution suit de très près toutes ces évolutions et examine, en concertation avec les autres régulateurs nationaux et autorités concernées, leurs implications au plan national à la fois en termes d’opportunités et de risques.

"En tant que régulateur, nous sommes appelés à laisser suffisamment d’espace à la créativité et au développement des services financiers innovants, mais en même temps, nous devons préserver et renforcer la résilience de nos systèmes financiers et protéger le consommateur et l’entreprise", a-t-il déclaré.

Et d'ajouter: "C’est un équilibre difficile qui suppose une identification des risques et leur classification ainsi qu’une anticipation des effets potentiels des innovations et des nouvelles activités financières. C’est d’ailleurs l’un des chantiers prioritaires de notre plan stratégique 2019-2023".

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