Page d'accueil Bourse

Voici les valeurs qui résistent malgré la baisse du marché boursier

medias24

Secteur monétique, valeurs défensives… Plusieurs sociétés ont vu leur cours augmenter depuis le début de l’année 2018 et ce malgré la baisse du marché. Tour d’horizon. 

Secteur monétique, valeurs défensives… Plusieurs sociétés ont vu leur cours augmenter depuis le début de l’année 2018 et ce malgré la baisse du marché. Tour d’horizon.

Le marché boursier a emprunté une tendance baissière durant ces derniers mois. Cette tendance s’est particulièrement accentuée courant le mois de mai, poussant l’indice principal de la place casablancaise, le MASI, à effacer totalement ses gains.

Certes, cet indice a repris des couleurs à l’issue de la séance boursière du jeudi 7 mai 2018 en affichant une timide progression (year-to-date) de 0,37%. Il reste à savoir si cette reprise va se confirmer ou céder encore une fois la place au mouvement de baisse. 

Quoiqu'il en soit, plusieurs valeurs ont succombé à la baisse. Et peu nombreuses sont celle qui ont pu se démarquer. 

A leur tête se place Dari Couspate, avec une hausse du cours de plus de 43% depuis le début de l’année, à 5.100,00 DH au 1er juin 2018.

Cette valeur a de solides fondamentaux économiques qui lui permettent de créer de la richesse et satisfaire les actionnaires. Comme nous l’avons souligné au niveau d’un précédent article, ses réalisations financières sont au beau fixe, et cela permet de bien soutenir son cours en bourse. 

>>Lire aussi : Comment Dari Couspate a multiplié par 14 son cours depuis son introduction en bourse
 

S'ajoute à cela le fait qu’elle appartient à la catégorie des valeurs défensives, comme nous l’a confirmé un analyste de la place, eu égard à son appartenance à un secteur qui est peu sensible à une éventuelle baisse de la consommation des ménages.

Risma rassure le marché

Malgré le fait qu’elle soit une valeur cyclique (sensible aux cycles économiques), Risma maintient le cap en bourse. Depuis le début de l’année, cette valeur a grimpé de 24% à 178,90 DH au 6 juin 2018. Cela est attribuable, en partie, à la reprise du secteur du tourisme au Maroc au cours de cette année.

De plus, le top management de cet opérateur hôtelier a tenu à rassurer le marché en annonçant son intention de distribuer des dividendes au cours des années à venir. Notons que Risma n'a jamais rémunéré ses actionnaires sauf en 2014 où elle a distribué un dividende ordinaire de 2,5 DH/action.

Le top management de Risma avait également promis d’améliorer le ratio d’endettement en le ramenant à 50% au lieu de 130%.

Ce sont autant d’éléments qui ont rassuré les investisseurs. 

>>Lire aussi : Risma: "Il n’y a plus de freins à la distribution de dividendes

Les valeurs informatiques et monétiques demeurent prometteuses

Les valeurs composant l’indice sectoriel "Matériels, Logiciels & Services Informatiques" brillent en bourse. C’est le cas spécialement de M2M (+23% depuis le début de l’année) ; Microdata (+20%) ; Disway (+16%) ; HPS (15%) et S2M (9%).

Il importe de dire que HPS, S2M et M2M sont les plus prometteuses. D’après notre analyste, ces valeurs représentent un bon potentiel de croissance, en raison du développement du paiement mobile au Maroc. 

Aussi, dans un précédent entretien, Rachid Jankari, expert dans le domaine des technologies de l'information, du commerce électronique et de l'intelligence économique, nous a expliqué les raisons derrières le succès de ces valeurs, "c'est une activité [la monétique, ndlr.] qui est catalysée par la dynamique de l'export, et qui ne dépend pas seulement du marché local. Les entreprises de la monétique sont donc moins sensibles à la conjoncture nationale que les autres secteurs’’.

Le cours d’Aluminium du Maroc gagne 23%

Depuis le début de l’année, Aluminium a gagné 23% en bourse, en se situant à 1.559,00 DH au 6 juin.

"C’est une entreprise qui reste très dynamique, et qui a un flux soutenu à l’export. Elle fait de bons résultats et ainsi distribue un bon dividende. Elle a annoncé un investissement pour l’expansion de son activité ce qui signifie qu’elle dispose d’un potentiel de développement encore important. C’est pour cela qu’il s’agit d’une valeur bien traitée par le marché", commente notre analyste.

Label’Vie tire profit de sa stratégie d’expansion

Le groupe spécialisé dans la grande distribution a vu son cours bondir de 17% depuis le début de l’année, pour atteindre 2.080,00 DH au 6 juin 2018. 

Label’Vie suit une stratégie d’expansion assez remarquable. Le groupe compte ouvrir 46 nouveaux magasins à l'horizon 2019. Ainsi, sa superficie commerciale devrait passer de 166.100 m² à fin 2016 à près de 248.800 m² en 2019. Pour ce faire, il a engagé une enveloppe d’investissement globale de 3,1 MMDH.

S'ajoute à cela le fait qu’au terme de l'année 2017, le groupe affiche un résultat net en progression de 129% sur une année, pour s'établir à 240,9 MDH. Au vu de cette performance, l'Assemblée générale des actionnaires a décidé de distribuer un dividende global de 150 MDH, soit un dividende unitaire de 52,84 DH par action, ce qui représente une progression de 70% par rapport à l’exercice précédent. 

Cette performance s’explique par l’amélioration du résultat financier du groupe - quoiqu’il reste déficitaire - en raison du retrait de la société VLV de son périmètre de consolidation ce qui a généré la remontée des dividendes de la filiale, selon notre analyste. Celui-ci souligne que cette déconsolidation devrait permettre au groupe d’alléger le déficit du résultat financier.

Banques, assurances et sociétés de financement

Après avoir annoncé le dividende à distribuer au titre de l’exercice 2017, le cours de BMCI a systématiquement bondi pour se situer à 957,8 DH au 6 juin 2018, enregistrant ainsi une hausse d’à peu près 13% (YTD). 

En ce qui concerne le CIH, son cours a augmenté de 13% pour se situer à 323,00 DH au 6 juin 2018. "C’est une banque qui a beaucoup avancé en matière de digitalisation et de finance participative, ce qui a joué en sa faveur. Elle continue d’ailleurs d’investir en digital. Ajoutons à cela qu’elle devrait tirer profit du lancement de sa solution de paiement mobile", commente notre analyste en rappelant que ses résultats financiers affichent un bon trend haussier.

En face, le cours d’Atlanta a grimpé de 20% depuis le début de l’année, pour atteindre 77,00 DH au 6 juin.

Selon notre analyste, Atlanta tire profit du "développement de la bancassurance avec le CIH, ce qui booste son activité sur l’assurance. De plus, elle se développe en Afrique et commence à générer les revenus liés à ces investissements". 

Quant à Salafin, la société de crédit à la consommation a vu son cours gagner 16% à 1.035,00 DH (observé le 6 juin 2018). Notre analyste estime que Salafin est "une bonne entreprise qui affiche des résultats en progression". De plus, sa performance est à "mettre au crédit de sa fusion-absorption avec Taslif". Et d’ajouter, "cela va lui permettre de développer sa part de marché et de devenir l’un des plus importants opérateurs du marché’’. 

Snep: Coup de pouce de l’Etat

Profitant des mesures antidumping sur les importations de PVC, adoptées à la fin de l’année 2016, la Snep continue de consolider sa performance en bourse. D’ailleurs, son cours a gagné 20% depuis le début de l’année, pour atteindre 679,00 DH au 6 juin 2018. 

Il importe de rappeler qu’après avoir atteint un pic de 830 DH le 2 février 2018, le cours de la Snep a entamé une trajectoire baissière. Mais, rien d’inquiétant : il s’agit d’une simple correction de cours liée à un mouvement de prise de bénéfice, d’après un analyste de la place.