Tableau de bord

le 24/08/2019
MASI
MADEX

MASI Pts

medias24

C'est ce que nous annonce Eric Cecconello, Administrateur directeur général de la société. Objectif : renforcer les fonds propres de la firme, qui a accusé en 2018 une perte sèche de près de 200 millions de dirhams.

 

Eric Cecconello, Administrateur directeur général de DLM
C'est ce que nous annonce Eric Cecconello, Administrateur directeur général de la société. Objectif : renforcer les fonds propres de la firme, qui a accusé en 2018 une perte sèche de près de 200 millions de dirhams.

Delattre Levivier Maroc (DLM) a tenu, ce jeudi 18 avril à Casablanca, un point de presse dédié à la présentation des résultats annuels de l’exercice 2018. Des résultats dont le top management n’est pas fier.

En 2018, les comptes du groupe dégagent une perte de 196,7 millions de dirhams contre un bénéfice de 16,9 millions en 2017. 

Eric Cecconello, Administrateur directeur général de DLM, explique que cette perte est le résultat des mauvaises réalisations de la filiale du groupe en Côte d’Ivoire ainsi que des conclusions d’un arbitrage international rendus par la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de Commerce Internationale de Paris, en octobre dernier.

Celui-ci a eu un impact de 166 millions de dirhams sur le résultat d’exploitation social 2018, d’après le DG.

Suite à la sentence arbitrale, un montant de 74 millions de DH sera versé en faveur de DLM, un montant qui reste en deçà des attentes du groupe.

Rappelons que cet arbitrage a été sollicité par DLM le 5 septembre 2016 suite à des différends l’opposant à une multinationale dans le cadre de l’exécution d’un contrat de sous-traitance au Maroc.

«On ne s’attendait pas à une telle décision du tribunal arbitral», déclare M. Cecconello

Il explique que le droit français n’a été appliqué que partiellement, ce qui a remis en cause les ¾ de la demande de la société.

Notons que cette créance d’arbitrage n’a été réglée partiellement qu’en février 2019.

De l’autre côté, les comptes annuels 2018 intègrent également une provision de 14,3 millions de dirhams sur les titres de participation de la filiale en Côte d’Ivoire.

«C’est une décision du Conseil d’administration pour entamer l’année 2019 sans risques liées à l’activité en Côte d’Ivoire», note le DG de DLM, ajoutant que même la dotation aux amortissements des écarts d’acquisition a été passée en totalité.

Ainsi, pour renforcer les fonds propres de l’entreprise et accompagner le développement du groupe, le Conseil d’Administration dit avoir entamé des discussions pour ouvrir le capital à de nouveaux partenaires industriels.

Eric Cecconello précise que cette opération est en cours et qu'elle n'aboutira probablement qu'au bout de six mois. 

«Notre objectif est de revenir rapidement à une situation financière bénéficiaire au niveau de la partie exploitation», souligne-t-il.

Aussi, selon le top management, un dossier important objet d’une réserve des Commissaires aux Comptes est actuellement en négociation. Une entrée substantielle de trésorerie en est attendue.

Par ailleurs, malgré les mauvais résultats du groupe en 2018 impliquant une baisse des capitaux propres, celui-ci a pu améliorer sa trésorerie de plus de 60% et de maitriser son taux d’endettement net.

Voici la déclaration de M. Cecconello en marge de la conférence de présentation des résultats annuels 2018:

Page d'accueil Actus