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ALM : Itimad Ouazzani propose une nouvelle démarche pour évaluer les risques de liquidité

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Dans son mémoire, primé par l’ordre des experts comptables, la responsable du Pôle Pilotage et Contrôle à CDG Capital propose une démarche ‘’holistique’’ pour évaluer le dispositif de contrôle du risque de liquidité au sein des banques marocaines. L’étude se base sur des travaux de recherche et d’analyse documentaire et sur un sondage mené auprès des experts ALM de huit banques marocaines. Synthèse. 

 

Dans son mémoire, primé par l’ordre des experts comptables, la responsable du Pôle Pilotage et Contrôle à CDG Capital propose une démarche ‘’holistique’’ pour évaluer le dispositif de contrôle du risque de liquidité au sein des banques marocaines. L’étude se base sur des travaux de recherche et d’analyse documentaire et sur un sondage mené auprès des experts ALM de huit banques marocaines. Synthèse.

Menée par Itimad Ouazzani, responsable du Pôle Pilotage et Contrôle à CDG Capital, l’étude est partie du constat suivant : les démarches de contrôle existantes couvrent en priorité les volets réglementaires et notamment le ratio de liquidité. La couverture des autres composantes du dispositif demeure partielle ou globalement synthétique

Il est donc opportun, propose ainsi Itimad Ouazzani, d’étoffer le référentiel de contrôle par une démarche dédiée, couvrant l’ensemble des dimensions du sujet.

L’objectif de ce mémoire de recherche est de doter les professionnels de contrôle du système bancaire d’un référentiel d’évaluation du dispositif de gestion et de contrôle du risque de liquidité.

Il propose des éléments de réponse aux difficultés rencontrées en alliant normes, réglementation, techniques ALM (Asset Liability Management / Gestion actif passif) et bonnes pratiques.

L’étude indique qu’en complément aux travaux de recherche et d’analyse documentaire qui ont été réalisés, une étude des pratiques du secteur a été menée auprès des experts ALM de huit banques marocaines représentant plus de 80% du total bilan du secteur à fin 2015. Cette étude a été complétée par des entretiens avec les experts de la banque centrale. L’objectif étant de recueillir les bonnes pratiques en la matière et les recommandations des experts.

Le rapport souligne que le risque de liquidité est multi-originel et complexe.

Les causes du risque de liquidité se scellent en deux catégories :

Facteurs externes : risques systémique (crise de confiance et contagion) ; environnement (politique, réglementaire, juridique,…) et FALB ou les facteurs autonomes de la liquidité bancaire (réserves en devises, interventions du Trésor, politique monétaire et monnaie fiduciaire). 

Facteurs internes : dispositif de gestion des risques bancaires (crédit, taux, change, marché, opérationnel) et dispositif de gestion du risque de liquidité (transformation, actifs liquides).

Quatorze composantes à examiner

La démarche d’évaluation du dispositif de gestion et de contrôle du risque de liquidité, proposée par l’étude, couvre 14 composantes structurées sur la base de la réglementation, des normes internationales et des bonnes pratiques. 

Elle développe pour chaque composante les points clés à examiner, les risques y afférents en proposant les bonnes pratiques courantes ou émergentes ainsi que les recommandations des experts. 

Voici les principaux points d’attention et conclusions par composante résultantes de l’étude :

> Veille sur l’environnement

Une veille active sur l’environnement donne une première assurance sur la capacité d’anticipation de la banque. Selon l’étude, le capital « confiance » de la banque et l’évolution du contexte macro-économique en sont les points clés.

> Instances de gouvernance

L’efficacité des instances de gouvernance du dispositif requiert l’expertise et la réactivité des membres ainsi que la cohérence des arbitrages.

 

> Politique ALM (Asset Liability Management)

L’efficacité du dispositif de gestion du risque de liquidité implique une politique ALM pertinente et mise en œuvre.

> Fonction ALM

L’efficacité de la fonction ALM repose sur l’expertise de son équipe et la valorisation de son apport.

> Procédures

La documentation des rôles et des responsabilités ainsi que les points de contrôle de premier niveau sont des éléments clés de l’efficacité du dispositif de gestion et de contrôle du risque de liquidité.

> Système d’information

En raison de la prédominance des traitements manuels, la fiabilité des résultats passe par le renforcement du contrôle de premier niveau.

> Reporting

La pertinence du reporting est une condition clés de l’efficacité du dispositif. Il doit être orienté risque, concis et complété par des commentaires précis.

> Contrôle de deuxième et troisième niveau

Le contrôle du risque de modèle est une composante clé du dispositif de contrôle de deuxième et de troisième niveau. L’expertise des équipes de contrôle est également un prérequis indispensable.

> Gestion des crises et plan de secours

L’enjeu de la gestion des situations de crise réside dans la capacité de la banque à s’approprier, en permanence, le plan d’action qui en découle.

> Ecoulement du bilan

L’écoulement des postes non échéancés pose la double difficulté de la complexité de sa modélisation et de la diversité des pratiques. Il est ainsi nécessaire de privilégier la prudence et d’impliquer les lignes métiers et les fonctions Risque et/ou Contrôle permanent dans le processus de validation des lois d’écoulement.

> Indicateurs

L’exploitabilité des indicateurs par les décideurs est un enjeu clés du dispositif de gestion du risque de liquidité. D’où la nécessité de simplification de leur sens et de la sensibilisation des décideurs en permanence sur les impacts des arbitrages décidés. Par ailleurs, l’obligation du respect permanent du LCR implique une gestion proactive de cet indicateur.

> Stress test

La définition des scénarii de stress test doit avoir comme objectif d’anticiper des situations plausibles et suffisamment variées en termes de périmètre, d’horizon et de sévérité.

> Limites et seuils d’alerte

Le calibrage des limites et des seuils d’alerte nécessite une parfaite connaissance du marché et du positionnement de la banque.

> Plan de financement

L’efficacité du suivi du plan de financement nécessite une parfaite cohérence avec la politique ALM et implique une gestion proactive du bilan de la banque ainsi qu’une veille efficace.


 

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