Page d'accueil Actus

Assurances: Les compagnies cotées en bourse toujours en berne

medias24

La baisse de l'indice des assurances cotées reflète le tassement global du marché boursier, mais il n’en demeure pas moins que certains facteurs, intrinsèques au secteur, plombent également sa performance.

La baisse de l'indice des assurances cotées reflète le tassement global du marché boursier, mais il n’en demeure pas moins que certains facteurs, intrinsèques au secteur, plombent également sa performance.

Les assurances cotées poursuivent leur dégringolade en bourse. L’indice du secteur affiche un retrait de 13,78% depuis le début de l'année, à la clôture de cette séance du 2 novembre.

La baisse de l’indice (qui comporte également deux courtiers d'assurances, AFMA et AGMA) reflète le tassement global du marché, mais il n’en demeure pas moins que certains facteurs, intrinsèques au secteur, plombent également la performance des assureurs cotés.

La baisse est généralisée, mais elle touche plus particulièrement Wafa Assurance, la capitalisation la plus importante de l’indice (14,3 MMDH), qui a cédé 17,37% de sa valeur depuis le 31/12 dernier. Les autres valeurs, à savoir Saham Assurance et Atlanta, affichent des baisses respectives de 9,39% et de 8,5%.

Il faut dire que Wafa Assurance a subit une année 2018 particulièrement difficile. La filiale d’Attijariwafa bank a publié des résultats 2017 en repli, suivis de résultats du premier semestre de l’année en cours en forte régression. L’assureur a été fortement impacté par la hausse de la sinistralité Non-Vie, plus particulièrement la sinistralité automobile.

Toutefois, l’impact de ces annonces a été déjà intégré dans le cours de Wafa Assurance, et la valeur reprend ses forces, doucement mais sûrement. Mais il lui faut encore du chemin pour arriver à ses anciens niveaux de prix.

Pour sa part, Saham Assurance, qui est toujours suspendue de la cotation dans l'attente de publication de l'offre d'OPA par Sanlam, a cédé 9,39% depuis le début de l'année.

Une régression causée par un mix de facteurs, principalement le retard de l’aboutissement du deal avec Sanlam qui a fait courir différentes rumeurs et conjectures sur un éventuel blocage de l’opération. Qui plus est, la valeur a subi un alignement de son cours sur la valorisation conclue par Saham avec Sanlam, et qui a fixé le prix de cession à 1.450 Dirhams par action. Depuis le 12 mars dernier, le cours de Saham oscille autour de cette valorisation.

Atlanta, quant à elle, a cédé 8,5% depuis le début de l'année. Une baisse que des observateurs lient à la morosité du marché, et qui n'est guère liée aux fondamentaux de l’assureur.

Cela étant, il faut dire que le secteur est sujet à de nombreuses inquiétudes, notamment liées à l’augmentation de la sinistralité.

Rappelons dans ce sens qu'une étude a été demandée par la profession à la FMSAR pour tenter de comprendre ce phénomène et y remédier. Une étude dont les résultats devront être connus courant 2018, et dont les premières conclusions commencent à filtrer, comme la hausse de la densité (nombre de véhicules au km²) ou la hausse de la récurrence des sinistres chez les assurés, un phénomène qualifié d’anormal par les professionnels du secteur.

En tous les cas, il est clair que des mesures strictes seront prises pour contenir la sinistralité automobile galopante, eu égard au poids considérable de la branche dans le secteur et ce, en dépit de toutes les nouvelles opportunités qui se présentent: risques liés à la cybercriminalité, risques climatiques, nouveaux marchés comme le Takaful, la RC décennale, la multirisque habitation, etc..