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le 24/08/2019
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Attijariwafa bank ne lancera pas de solution de paiement mobile, contrairement aux autres banques de la place. Elle se contentera, pour le moment, de la solution de sa filiale Wafacash, baptisée JIBI.

Attijariwafa bank ne lancera pas de solution de paiement mobile, contrairement aux autres banques de la place. Elle se contentera, pour le moment, de la solution de sa filiale Wafacash, baptisée JIBI.

Alors que, depuis le début de l’année, les banques marocaines se ruent pour le développement de leurs solutions de paiement mobile, même si leurs filiales établissements de paiement développent leurs propres solutions, Attijariwafa bank a annoncé que pour le moment, c’est sa filiale Wafacash qui portera le projet.

«Aujourd’hui, nous ne comptons pas lancer de solution de paiement mobile. Le projet est porté par Wafacash, notre filiale à 100%», a révélé Ismaïl Douiri, Directeur général d’Attijariwafa bank, ce 26 septembre lors de la présentation des résultats semestriels de la banque.

«Wafacash a travaillé en parfaite synergie avec la banque. Qui plus est, elle sert tous les marocains et pas que les clients d’Attijariwafa bank. De notre part, nous fournirons tous les efforts qu’il faudra pour distribuer la solution JIBI de Wafacash. Nous avons déjà commencé à la distribuer, et nous sommes contents des premiers résultats», a ajouté notre interlocuteur.

Crédit bancaire: La faute à la demande

D’une autre part, Mohamed El Kettani, PDG d’Attijariwafa bank, a indiqué que pour remédier au ralentissement de la croissance du crédit bancaire, il faut mieux cerner la problématique d'une demande assez atone.

«Nous ne sommes pas des créateurs d’entreprises, ni des propriétaires d’entreprises. Nous sommes le secteur bancaire qui finance ces entreprises là, mais nous ne créons pas la demande, c’est la dynamique économique qui le fait», a-t-il martelé.

 Le PDG d’Attijariwafa bank a indiqué que sa banque n’est pas concernée par ce ralentissement: «Nous avons une forte dynamique dans le financement de l’économie nationale et nous en sommes fiers.  Mais il faut comparer le comparable: Quand Attijariwafa bank fait 6% de croissance des crédits, d’une année à l’autre, cela peut être l’équivalent de l’encours global d’une petite banque. Il faut donc relativiser».

Il ajoute: «Le gouverneur de Bank Al-Maghrib est vraiment préoccupé par le financement de l’économie. Actuellement, il y a des interactions entre le secteur bancaire, la CGEM, les associations professionnelles, les chambres de commerce, et la Banque Centrale dans ce sens».

Mohammed El Kettani a précisé par ailleurs que le ralentissement du crédit bancaire n’est aucunement lié à une éventuelle frilosité des banques : «Avec un taux de contentieux global du secteur à 7,5%, nous ne pouvons pas dire que les banques sont frileuses, mais plutôt qu’elles sont aventurières !».

Il explique: «Dans les économies solides, si le taux des créances en souffrance dépasse les 2%, c’est un signal d’alarme, et dans une économie comme la notre nous devons être à des niveaux de 3% ou 4%. Les banques marocaines prennent donc des risques, surtout qu’il y a un an nous avons frôlé les 8%».

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