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Maroc Telecom: l'activité au Maroc se remet sur les rails

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Le premier semestre 2018 a été marqué par une reprise de l'activité au Maroc et une poursuite de la croissance des filiales africaines. L'opérateur historique profite de la stabilisation des prix sur le Mobile et l'augmentation de l'usage Internet, en plus de la réduction de l'impact de la libéralisation de la voix sur IP.

Le premier semestre 2018 a été marqué par une reprise de l'activité au Maroc et une poursuite de la croissance des filiales africaines. L'opérateur historique profite de la stabilisation des prix sur le Mobile et l'augmentation de l'usage Internet, en plus de la réduction de l'impact de la libéralisation de la voix sur IP.

Au titre du premier semestre 2018, le groupe Maroc Telecom a dégagé un résultat net ajusté part du groupe de l’ordre de 3 MMDH, en hausse de 2,3% par rapport à fin juin 2017 (+1,6% à taux de change constant). Cette progression découle de la reprise de l’activité du groupe au Maroc conjuguée à la poursuite de ses performances en Afrique, ce qui a permis de générer un chiffre d’affaires global de 17,9 MMDH, en hausse de 5% (+3,3% à taux de change constant). 

Au Maroc, le chiffre d’affaires a progressé de 4,8%, à 10,6 MMDH. Selon un communiqué du groupe, cette croissance est tirée à la fois par les revenus Mobile (+3,5%) et ceux du Fixe (+4,8%) qui profitent toujours de l’essor de la Data.

Pour le segment Mobile, le parc a atteint 18,9 millions de clients, en progression de 2,8%. Avec la réduction de l’impact de la libéralisation de la téléphonie sur IP en novembre 2016 et l’engouement pour l’Internet Mobile, le chiffre d’affaires Mobile a crû pour le deuxième trimestre consécutif en affichant une progression de 3,5% sur l’ensemble du premier semestre pour atteindre 6,8 MMDH.

L’ARPU (revenu moyen par client) s’établit à 57,5 DH, en amélioration de 0,9% par rapport à la même période de 2017, grâce à la hausse de l’usage Data, selon le top management.

Le parc Fixe, quant à lui, s’est amélioré de 6,5% pour atteindre 1,8 millions de lignes ; et le parc ADSL a progressé de 10,2% atteignant près de 1,4 million d’abonnements. Ainsi, le chiffre d’affaires des activités Fixe et Internet a enregistré une hausse de 4,8%. La croissance de 11,4% du chiffre d’affaires Data faisant plus que compenser la baisse de la Voix, précise le management à l’occasion de la publication des résultats semestriels.

A l’international, les activités du groupe ont généré un chiffre d’affaires de l’ordre de 8 MMDH, en hausse de 7,4% (+3,7% à taux de change constant). Cette hausse est tirée par la croissance des revenus des nouvelles filiales notamment en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Togo, du retour à la croissance des activités au Mali et de l’accroissement de l’usage Data et Mobile Money.

    >> Lire également: Maroc Telecom relève ses prévisions pour 2018, après un 1er semestre en hausse

   >> Lire également: Maroc Telecom. Une reprise attendue en termes de performance en 2018 (Attijari Global Research)

Retour sur l’historique de Maroc Telecom

Les difficultés de l’opérateur historique des télécommunications ne datent pas d’hier et ne se limitent pas aux applications VoIP. Maroc Telecom fait face depuis des années à une concurrence acharnée qui a fait chuter les prix sur le segment Mobile.

En dépit de l’accroissement de son parc clients au fil des années et de la contribution grandissante de ses filiales africaines, le leader du secteur n’a pas échappé à la baisse de ses revenus entre 2011 et 2014 (reprise de l’activité en T3/2014). Son chiffre d’affaires est passé de 31,6 MMDH en 2010 à 30,8 MMDH en 2011, à 29,8 en 2012 puis à 28,6 MMDH en 2013.

L'impact était visible sur le comportement de la valeur en bourse (voir graphique ci-dessous).

 
Evolution du cours boursier de Maroc Telecom sur 10 ans

Source: LeBoursier

Face à la baisse des prix dans le segment Mobile, non compensée intégralement par une augmentation du volume de minutes consommées, le segment de la Data Mobile est devenu le seul refuge de tous les opérateurs qui ont commencé à faire preuve de toute sorte d’innovation chacun à sa manière.

A partir de 2017, les prix sur le segment mobile ont commencé à se stabiliser, et ce, entre autres grâce à la régulation de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) qui s'inquiétait de l'érosion des marges des opérateurs et de leur capacité à investir.

Ainsi, l’activité de Maroc Telecom commence à se redresser en 2018, grâce à la stabilisation des tarifs Mobile, à l'augmentation de l'usage Internet et à la réduction de l'impact de la libéralisation de la téléphonie sur IP. S'ajoute à cela la bonne tenue des activités à l’international.