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Résultats 2017 : Léger recul des marges des sociétés cotées (Upline)

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Les marges opérationnelles des sociétés cotées non financières ont enregistré une légère dégradation à fin 2017, impactées en grande partie par la méforme de l’Immobilier et les Télécoms. Détails.

Les marges opérationnelles des sociétés cotées non financières ont enregistré une légère dégradation à fin 2017, impactées en grande partie par la méforme de l’Immobilier et les Télécoms. Détails.

A fin 2017, les marges des sociétés non financières ont connu une légère dégradation, d’après le rapport des résultats de l'année 2017 des sociétés cotées élaboré par Upline.

Dans le détail, la marge opérationnelle des sociétés non financières, qui représente l'indicateur le plus pertinent à analyser, a reculé de 0,6 points, passant de 19,2% en 2016 à 18,6% pendant l’année écoulée. 

Pour sa part, la marge nette part du groupe des sociétés non financières s’est timidement améliorée en gagnant 1 point, pour se situer à 11,3% à fin 2017 contre 10,3% une année auparavant. 

Source: Upline 

Sur le plan opérationnel, le REX consolidé des sociétés non financières a cédé 0,4% pour se chiffrer à 29,82 MMDH.

D’après Upline, ce léger retrait a été causé en grande partie par la méforme de deux secteurs, notamment l’Immobilier et les Télécoms, avec des contributions négatives respectives de -1,9 pt et -0,5 pt

S’agissant de l’Immobilier, la baisse de la marge trouve principalement son origine dans le repli des ventes, conjugué à un mix produit moins favorable.

Quant au secteur des Télécoms, représenté par Maroc Télécom uniquement, la baisse qu’il a connue sur sa marge s’explique par l’impact des charges de restructuration en 2017 (243 MDH), liées au plan départ volontaire lancé par le groupe en 2015. Ceci en plus d'un effet de base défavorable lié à la cession immobilière en 2016 qui a généré une plus-value de 297 MDH. 

En face, trois secteurs essentiellement ont contribué positivement à l’évolution du REX consolidé des sociétés non financières, à savoir les secteurs Pétrole & Gaz et Mines, Distribution et BTP. 

En effet, selon la même source, les secteurs Pétrole & Gaz et Mines contribuent à hauteur de 0,7 points chacun à la hausse de l’agrégat opérationnel. 

Pour le secteur Pétrole & Gaz, cette contribution émane essentiellement de la déréglementation des hydrocarbures et son impact sur l’évolution positive des marges de distribution des opérateurs pétroliers.

Pour les minières, leur contribution positive à la hausse de l’agrégat opérationnel s’explique par la bonne performance de Managem, qui contribue à elle seule à hauteur de 0,8 points. Ceci est en lien avec la baisse des cash-costs (les coûts de production bruts) et des dépenses de fonctionnement du groupe minier. 

Pour sa part, le secteur de la Distribution (hors Ennakl) contribue positivement de 0,5 point à la variation du REX global. 

Label’Vie, quant à elle, affiche une appréciation de 41,7% de son REX, soit 64,8% de l’évolution du REX du secteur de la Distribution. Cette performance est en lien avec l’élargissement des points de vente du « retailer », ainsi qu’avec la bonne dynamique commerciale de l’ensemble de ses segments de marché. 

Enfin, le secteur du BTP a contribué favorablement à hauteur de 0,3 point à la hausse du REX global à fin 2017, grâce principalement à la poursuite de la rationalisation des charges d’exploitation de Sonasid et Jet Contractors.